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18/08/2015

Des associations se mobilisent contre l’abattage de 36 loups




Fin juin, deux arrêtés ministériels a été pris pour permettre le prélèvement et l’abattage de plus de trente loups d’ici le mois de juillet 2016. Un chiffre bien supérieur à l’année précédente. Des associations, dites « pro-loups » ont décidé de porter plainte contre la Commission européenne.


Source : Pixabay, image libre de droit.
Source : Pixabay, image libre de droit.
L’abattage de 36 loups a été décidé à la fin du mois de juin dernier par deux arrêtés ministériels. Chaque année, plusieurs loups sont menés à l’abattoir, mais l’année dernière, il s’agissait de 24 loups. Douze de plus cette année, ce qui a déclenché la colère de plusieurs associations pro-loups, bien décidées à porter plainte auprès de la Commission européenne.

D’après un article publié aujourd’hui sur site ledauphine.com, plusieurs associations, dont celles regroupées sous le « collectif Cap Loup », qui agit pour la protection des loups de plusieurs espèces, vont porter plainte contre les deux arrêtés ministériels pris à la fin du mois de juin dernier. Dans un communiqué, ces associations assènent : «La France est en infraction avec la convention de Berne et la directive Habitat ».

Des arrêtés ministériels pour l’abattage des loups

Madline Reynaud, la directrice de l’association pour la protection des animaux sauvages, explique sur ledauphine.com :« Nous avons déjà saisi précédemment la Commission européenne, sans que cela n’aboutisse. Là, on va lancer une nouvelle plainte, qui sera déposée en fin de semaine ou la semaine prochaine. Cela va prendre du temps, mais on va dénoncer les mesures prises contre le loup. C’est plus un plan de chasse organisé qu’un outil de régulation. »

Les deux arrêtés ministériels pris à la fin du mois de juin, autorisent l’abattage de tente-six loups pendant l’année 2015-2016. L’article du site ledauphine.com souligne la réaction de Patrick Boffy, qui œuvre dans une association de défense des loups, l’association « Férus ». Ce dernier explique : « Sur certains secteurs, les arrêtés indiquent qu’on peut prélever quatre ou cinq loups. Quand on sait qu’une meute, c’est entre quatre et sept individus, ça veut dire qu’on éradique une meute entière », avant d’ajouter : « On a l’impression que le discours du gouvernement, actuellement, c’est “il faut tirer le loup”, et non plus la cohabitation entre cette espèce protégée et l’élevage. »





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