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13/01/2014

Des associations demandent la baisse généralisée des limitations de vitesse

Jean Camier



Depuis le 10 janvier le périphérique parisien est limité à 70km/h au lieu de 80km/h. Réseau Action Climat,la Fnaut et Agir pour l’environnement ont publié un communiqué de presse pour demander la généralisation des baisses de limitations de vitesses de 10 à 20km/h.


« La vitesse sera limitée à 70km/h au lieu de 80km/h sur le périphérique parisien. Une décision que saluent le Réseau Action Climat, la Fnaut et Agir pour l'environnement puisqu'elle constitue une mesure positive à tous points de vue et un premier pas vers la généralisation de la baisse des vitesses » débute le communiqué publié par Réseau Action Climat jeudi 9 janvier.
 
Les associations ont rappelé que la baisse des limitations de vitesse de 10 à 20km/h sur l’ensemble des routes et autoroutes françaises était « préconisée à la fois par le ministre de l'Intérieur et les acteurs du débat sur la transition énergétique. » Selon elles, cette mesure se fait « grandement attendre, à l'heure où le secteur des transports reste toujours dispensé d'efforts de lutte contre le changement climatique. »

Baisse des émissions et économie de carburant

Le texte cite la chargée de mission transport du Réseau Action Climat, Lorelei Limousin. Selon elle, « une réduction de 10km/h seulement permettrait d'éviter les émissions de 4 millions de tonnes de CO2 par an et une économie sensible de carburant, de l'ordre de 10 à 15%, soit près d'un litre aux 100 km ou 100 à 200 euros par an.» Avant d'ajouter qu'il s'agit d'un « levier indéniable pour permettre aux automobilistes de faire des économies significatives et pour soulager notre facture énergétique.»
 
Le communiqué rappelle qu'en 2010 le gouvernement espagnol avait fait passer la vitesse limite sur les autoroutes de 120 à 110 km/h en raison de la hausse des prix du carburant.

Pour les associations cette mesure amènera des résultats immédiats de limitation des émissions de CO2 mais poussera aussi dans un deuxième temps « les constructeurs à mettre sur le marché des véhicules moins puissants et moins rapides ». Le tout pour répondre à « la nécessité de diviser par deux leurs émissions de CO2 par kilomètre d’ici 2025 ».





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