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04/05/2017

Déchets : espoirs autour d’une larve qui mange le plastique




Des chercheurs ont découvert que des larves sont capables de digérer des composants du plastique. Les réflexions sur l’utilisation de cette propriété pour lutter contre la pollution ouvrent d’intéressants perspectives.


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Les larves de la fausse teigne avaient jusqu’ici plutôt mauvais réputation. Ce sont elles qui peuvent mettre en danger des colonies d’abeilles par exemple en se nourrissant de cire. Mais la découverte par des chercheurs de leur capacité à manger du plastique pourrait bien changer la donne.

C’est justement parce que ces larves sont une plaie pour la production de miel que la découverte a été faite. « Federica Bertocchini, scientifique et apicultrice amateur qui a retiré des larves de fausse teigne des rayons de ses ruches. Or, quelque temps après avoir déposé provisoirement les larves dans un sac en plastique classique, elle s'est aperçue que celui-ci était percé de trous » explique le site Notre-PLanete.info qui consacre un article très intéressant à ce sujet.

« Intriguée, Mme Bertocchini, de l'Institut de biomédecine et de biotechnologie de Cantabrie (CSIC), en Espagne, a collaboré avec des collègues du Département de biochimie de l'Université de Cambridge pour étudier ce phénomène via une expérience chronométrée. Une centaine de vers de fausse teigne ont été ainsi exposés à un sac en plastique classique provenant d'un supermarché britannique. Au bout de 40 minutes, des trous avaient commencé à apparaître, et au bout de 12 heures, le poids du plastique du sac avait déjà diminué de 92 mg (environ 1/50e de son poids originel) » lit-on plus loin.

Une vitesse de destruction très prometteuse ont commenté les chercheurs puisqu’il s’agit d’un rythme « largement supérieure à celle obtenue dans le cadre d'autres découvertes récentes, notamment à l'aide d'une bactérie dont on a découvert l'an passé qu'elle était capable de dégrader biologiquement certains plastiques à une vitesse d'à peine 0,13 mg par jour. » La découverte est loin d’être anodine quand on sait qu’un sac plastique dans la nature a besoin de plus de cent ans pour se dégrader complètement.

Lire ici en intégralité l’article de Notre-Planète.info





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