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20/10/2014

De la nécessité de mieux connaitre les grands fonds marins

Jean Camier



L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER) vient de publier un communiqué pour revenir sur les différentes expéditions menées dans la recherche sur les fonds marins. Pour les chercheurs, il est important de continuer s’engager pour mieux comprendre ce plus vaste écosystème de la planète aux potentiels inconnus.


Et si les fonds marins regorgeaient de solutions pour la préservation de la planète ? La découverte du fond des Océans est au cœur des interrogations scientifiques depuis avant Jules Verne. Depuis quelques décennies, les chercheurs ont accentué leur travail sur ce milieu naturel mais on continue à ignorer beaucoup de choses. « Au milieu des années 1970, l'idée d'un milieu très homogène, peuplé par une faune de petite taille, peu dense mais très variée, prédominait. Des résultats récents ont montré que, malgré l'absence de lumière, et donc de production photosynthétique, la biomasse benthique abyssale présentait une très grande biodiversité. Sur les 5 à 30 millions d'espèces abritées dans la biosphère, environ 1,7 million d'espèces animales sont aujourd'hui répertoriées » explique l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER).
 
Par communiqué, cette structure de recherche veut rappeler l’importance des travaux qui sont entrepris sur ce milieu naturel. En début d’année, par exemple, l’IFRMER, a lancé la campagne océanographique Biodiversité, Interactions, Connectivité et Symbioses en milieux Extrêmes (BICOSE) : « Les objectifs de cette mission étaient de caractériser les sites et les habitats, de décrire la biodiversité de la macrofaune aux microbes, de comprendre les cycles de vie et la dispersion larvaire, et d'étudier l'écophysiologie des espèces sur des modèles choisis : la crevette Rimicaris exoculata et la moule Bathymodiolus puteoserpentis. »

Mieux connaitre pour mieux protéger

Les prévisions inquiétantes dans le domaine du climat et de la protection de la biodiversité poussent le monde scientifique à redoubler d’effort pour mieux comprendre les mécanismes naturels. Dans ce domaine, il parait évident que c’est au fond de la mer que le plus de progrès peuvent être accomplis.

Exemple parmi d’autres, la découverte des « milieux hydrothermaux » pourrait, sur le long terme, permettre des applications dans d’autres domaines. En effet, ces milieux, « qui contrastent avec les «déserts abyssaux», présentent un intérêt scientifique multiple. Les microorganismes qui colonisent ces milieux présentent des caractéristiques remarquables (croissance à très haute température, haute pression, composés originaux et thermostables...), qui les prédestinent à des applications en biotechnologie » estiment les chercheurs.
 





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