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10/07/2014

Adoption de la loi sur l’avenir de l’agriculture

Jean Camier



Dans la nuit de mercredi à jeudi les députés ont adopté le projet de loi de l’agriculture en deuxième lecture. Malgré l’opposition de l’UMP et l’abstention d’une partie des centristes le texte qui prévoit notamment de limiter les pesticides.


Assemblée nationale dr
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La loi sur l’avenir de l’agriculture, « cette bouille pour les chats » d’après le chef de l’UMP Christian Jacob, a été adoptée à l’Assemblée nationale. Dans la nuit de mercredi 9 juillet au jeudi 10, le texte est passé en deuxième lecture. À l’image des déclarations de Christian Jacob, le projet de loi était au centre de fortes oppositions entre la majorité et l’opposition. Les groupes de Gauche, Front de gauche compris, ont soutenu la majorité alors que l’UDI s’est abstenue.
 
Malgré l’opposition de la filière agricole, les élus ont validé l’amendement du gouvernement qui limite l’épandage. Cet amendement « interdit, sous certaines conditions, l'épandage de pesticides à proximité des écoles et autres lieux sensibles comme les aires de jeux, les maisons de retraite ou de santé ainsi que les hôpitaux et les cliniques. Contrairement à ce qu'indiquaient certains responsables agricoles, qui ont évoqué une interdiction d'épandage à moins de 200 m des habitations, le texte ne stipule aucun chiffre mais précise qu'un décret déterminera une distance minimale » précise l’agence Reuters.

Gestes d’apaisement

La multiplication des mouvements de contestation pousse le gouvernement à essayer d’apaiser la situation. Dans le secteur agricole, le mot d’ordre s’est confirmé, et le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a pris la parole pour tenter de rassurer les agriculteurs :  « il n'a jamais été question d'interdire l'utilisation des produits phytosanitaires autour de toutes les zones bâties a-t-il dit avant d'ajouter que par contre, des mesures de protection particulières sont nécessaires pour les publics vulnérables. »
 
Toujours en direction de l’apaisement, le projet de loi inclus la création d’un « médiateur des relations commerciales agricoles et met en place des programmes stratégiques par filières » détaille le communiqué de l’agence de presse Reuters. Enfin, un amendement prévoit que les fédérations de chasseurs soient représentées dans les conseils d’administration des sociétés d’aménagement foncier et d’aménagement rural (SAFER).





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