Télétravail, attention aux risques liés à la généralisation

Sébastien Arnaud
04/12/2017


Les ordonnances de septembre 2017 obligent les employeurs à justifier les raisons d’un refus de télétravail. Cette disposition va généraliser cette pratique. Attention tout de même aux risques liés à ce mode d’organisation du travail s’il sort de son cadre d’exception.



ILD
Le télétravail, on le sait, peut-être une chance ou une malédiction selon les cas. Coincé dans les transports, quand le réveil sonne deux ou trois heures avant le début du travail, tout le monde a tendance à idéaliser ce mode de travail. Pourtant, il peut aussi devenir un cauchemar et participer à la confusion la plus totale entre vie professionnelle et vie personnelle.

Le problème était latent depuis quelques années et le législateur a tardé à encadrer ce mode d’organisation. En septembre, les choses ont un peu changé avec des ordonnances à ce sujet. Désormais, si un employeur veut refuser le télétravail, il doit justifier sa réponse par des raisons précises qui ont trait à la tâche à accomplir ou au fonctionnement de l’entreprise. « Il devient donc plus facile d’en faire la demande et d’obtenir qu’il se concrétise en commençant par un avenant au contrat de travail. La vie au travail ne saurait plus ignorer la vie privée. Ce qui constitue un vrai changement, car on vient de loin » estime un article d’un numéro spécial du journal Le Monde.

Dans les faits, ce sont surtout les missions de cadres qui peuvent donner lieu à du télétravail. Il y a des exceptions, mais de manière générale ce sont surtout les fonctions les plus autonomes qui sont éligibles.

Mais avec la généralisation en voie du télétravail, la question des risques de celui-ci se pose de manière plus pressante. La discipline est importante pour bien travailler dans son environnement familial. On peut vite se laisser déborder en confondant les taches personnelles et professionnelles, les moments de pause ou de repos sont aussi plus difficiles à gérer. Des défis qui, s’ils sont mal gérés, peuvent transformer le quotidien en cauchemar.

C’est en prenant compte de ces risques que la loi et les employeurs prennent en compte des aspects concrets pour évaluer un cas particulier. « Le travail à distance n’est pas fait non plus pour tout le monde. Sur le plan matériel, il faut vivre dans un logement assez grand pour avoir un espace réservé au travail, car la plupart des employeurs exigent que l’ordinateur ne se trouve pas au milieu de la vie de famille. Le logement doit aussi avoir une bonne connexion haut débit et être bien assuré » liste Le Monde.

Lire en intégralité l’article cité sur le site du journal Le Monde