Pollution, le gouvernement et la mairie de Paris se défendent

12/03/2014


En réaction à la plainte contre X déposée par Ecologie sans frontière (ESF), le maire de Paris, Bertrand Delanoë et le ministère de l’Ecologie ont voulu rappeler leurs efforts pour protéger la qualité de l’air.



La plainte déposée par Ecologie sans frontière (notre article) a atteint son objectif. Mettant en cause les pouvoirs publics et particulièrement le gouvernement, les militants espéraient alerter la population mais surtout les autorités.

« Une question sérieuse qui ne mérite ni les approximations, ni les exploitations politiciennes »

Bertrand Delanoë a été le premier à réagir. Le maire de Paris a souhaité défendre son bilan de fin de mandat dans le dossier de la qualité de l’air. Dans un communiqué il affirme que « la qualité de l'air s'est globalement améliorée depuis 10 ans à Paris, comme l'ont souligné plusieurs études d'Airparif ». Citant une étude de l’été 2013, il a rappelé que les particules fines ont diminué de 35%, les oxydes d’azote de 30% et les émissions de CO2 de 13%.

Plus directement, le maire de Paris a réagi à l’initiative de ESF qui selon lui « pose la question de l'action menée par les pouvoirs publics pour lutter contre ce fléau urbain. La santé des citoyens est une question sérieuse qui ne mérite ni les approximations, ni les exploitations politiciennes. Je ne peux laisser penser que la Ville de Paris aurait été attentiste en la matière. »

De leur côté, les élus écologistes du Conseil régional d’Ile-de-France ont déclaré approuver cette plainte.

« L’ensemble des actions menées confirme la mobilisation du gouvernement »

Dans un communiqué, le ministère de l’Ecologie a alerté sur les pics de particules fines continuent dans plusieurs régions. Le texte explique que la pollution est « due aux conditions météo ».

Par cette prise de parole, le gouvernement veut montrer qu’il « n’est pas spectateur de la situation » et que des mesures concrètes ont été prises. Le ministère en profite pour faire le bilan de sa politique. « Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, a présenté l’avancement des 38 mesures du plan d’urgence pour la Qualité de l’Air le 18 décembre dernier. Parmi les 35 mesures nationales, 26 sont achevées ou en passe l’être et 6 sont engagées » se défend-t-il.