​Sans le bouclier énergétique, le gaz naturel couterait deux fois plus cher assure la CRE

Sébastien Arnaud
24/08/2022


La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié un communiqué affirmant que le bouclier tarifaire sur l’énergie avait empêché une augmentation de 105,1% du prix du gaz naturel par rapport à octobre 2021.



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Le bouclier tarifaire fonctionne, et sans lui les dépenses en gaz naturel des Français atteindraient des sommets. Dans un communiqué publié à ce sujet, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) fait un premier bilan de la protection publique face à la crise énergétique.  « Les consommateurs de gaz naturel en France bénéficiant des tarifs réglementés d'Engie (ex-GDF Suez) continueront de payer le même prix au 1er septembre que l'an passé, a confirmé mardi 23 août le régulateur. Sans la protection de l'Etat, le gaz serait 105,1% plus cher qu'au 1er octobre 2021, a-t-il assuré. Au moment de sa création par le gouvernement précédent, le 1er octobre 2021, le "bouclier tarifaire", qui a gelé les barèmes applicables pour les tarifs réglementés de vente de gaz (TRV), visait à épargner aux consommateurs français une hausse attendue de 19,5% des prix du gaz naturel en novembre 2021, et de même niveau en décembre 2021 » compile France Info
 
L’avenir de la mesure n’est pas clair et des adaptations ont été annoncées par l’exécutif. Notamment sur les personnes qui pourront bénéficier d’aides et l’implication de l’État pour compenser des prix qui explosent et vont continuer dans ce sens. En clair, confirme la chaine d’infos, le fait que la CRE confirme son efficacité ne présage pas du maintien d’un dispositif très onéreux : « Le gouvernement s'attendait à ce que les cours du gaz baissent à la fin de l'hiver. Or les prix n'ont cessé de flamber cette année sur les marchés européens, surtout depuis le début de la guerre en Ukraine le 24 février et le tarissement progressif des exportations de gaz russe vers l'Europe. Les tarifs resteront "gelés au 1er septembre 2022, à leur niveau du 1er octobre 2021", précise la CRE dans son communiqué. Pour 2023, la Première ministre Elisabeth Borne a dit en juillet que le bouclier tarifaire, qui concerne aujourd'hui également l'électricité, pourrait être remplacé par des aides plus ciblées à destination des Français modestes. Le gouvernement n'a pas encore dévoilé son plan. »