​Placement durable et généreux : le livret solidaire continue sa progression

Sébastien Arnaud
09/05/2022


Entre 2019 et 2020, les livrets solidaires ont progressé de 25% pour atteindre 3,26 milliards d’euros. Avec le don d’une partie des intérêts en échange d’un allègement fiscal conséquent, la formule séduit de plus en plus.



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Un acte de générosité pas totalement désintéressé. Le livret solidaire est un levier intéressant pour l’intérêt général tout en garantissant des avantages pour les épargnants. La preuve, il ne cesse de progresser et a gagné 25% entre 2019 et 2020 pour totaliser 3,26 milliards d’euros d’après les chiffres de l’association FAIR. Alors que les chiffres de 2021 seront révélés le mois prochain, il y a fort à parier que la progression s’est poursuivie. 
 
« Ces produits reposent le plus souvent sur un mécanisme de don, « l’épargnant renonçant à tout ou partie de ses intérêts annuels au profit d’une association », ajoute-t-il. Mais il existe également des livrets sans mécanisme de générosité dont l’objet est de financer l’économie sociale et solidaire à travers des prêts à des structures spécialisées. Du reste, depuis le 1er octobre 2020, les détenteurs d’un Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ont aussi la possibilité de faire un don aux acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS). Concrètement, ils peuvent reverser tout ou partie du produit des intérêts ou du capital accumulé sur leur livret à un ou plusieurs acteurs du monde de l’économie sociale et solidaire, sélectionnés par les établissements bancaires collecteurs du LDDS, à partir d’une liste produite par le Conseil national des chambres régionales de l’économie sociale et solidaire (Cress) » explique Le Monde.
 
Avec 24 millions de personnes qui possèdent un livret solidaire qui rapport 1% net par an, sans frais, prélèvements ou impôts, ces placements bénéficient sans aucun doute des faibles rémunérations des livrets A. Mais pour ceux qui ont été convaincus de cette démarche et veulent aller plus loin dans l’engagement il existe d’autres livrets qui vont encore plus loin. « Le principe de ces livrets repose généralement sur le don d’une partie des intérêts générés annuellement, avec à la clé un avantage fiscal non négligeable pour les contribuables fortement imposés. En effet, l’épargnant bénéficie d’une réduction d’impôt sur le revenu égale à 66 % ou à 75 % (en fonction de l’association bénéficiaire) du don réalisé » poursuite Le Monde. 
 
Et le quotidien de donner l’exemple d’un livret du Crédit Coopératif qui n’a pas de plafond de versement et qui rapporte 0,6% brut par an et jusqu’à 15 300 euros dont la moitié est reversé à des associations choisies par le client. Aide sociale, environnement ou culture, quelques minutes de réflexion peuvent permettre de donner du sens à ses placements tout en y trouvant son compte.