​Lyon emboite le pas de la limitation à 30km/h, entre effet d’annonce et symbole

Sébastien Arnaud
15/09/2021


Après Paris, c’est au tour de la mairie de Lyon d’annoncer que la limitation à 30km/h sera la nouvelle norme. Une mesure avant tout symbolique dans la mesure où cette limite était déjà instaurée dans la plupart des quartiers avec piétons.



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Le 30 km/heure comme norme, 50 en exception. C’est ce que la mairie de Lyon, dans le sillon de celle de Paris a annoncé, relève Le Figaro « Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a annoncé mardi la généralisation de la limitation de vitesse à 30 km/h dans la ville au printemps 2022, une mesure « notamment » destinée à réduire le nombre d'accidents. « Au printemps prochain, nous allons passer en ville 30. La totalité des voiries ou presque sera à 30 km/h, sauf certains axes très circulants qui resteront à 50 km/h », a annoncé Grégory Doucet sur l'antenne de France 3 Rhône-Alpes.  Cette décision vise à « apaiser la ville et notamment » à « réduire l'accidentologie », a expliqué le maire de Lyon. « Dans les grandes capitales européennes, à Bruxelles, en Espagne ou aux Pays-Bas, qui sont déjà passées en ville 30 », a été constaté «40% d'accident de la route en moins, en ville ».» La mesure était dans le programme du candidat écologiste lors de l’élection l’an dernier. Avec comme idée de réduire ainsi les pollutions de l’air et les gênes occasionnées par le bruit des véhicules dans cette ville d’un demi-million d’habitants.
 
S’il existe un lien évident entre les limitations de vitesses et les morts, les grandes villes françaises ont depuis longtemps créé des zones 30 avec justement cet objectif. Élargir la mesure à des zones aux circulations importantes aura certainement des conséquences différentes. Et tout se jouera finalement sur les alternatives réelles et intéressantes en transports en commun. De ce point de vue, Lyon n’est pas comparable à Paris ou à une capitale où une grande proportion d’habitants ne possède pas de voiture. Mais l’effet d’annonce est là alors que dans les grande villes, le clivage politique est clairement autour de ces questions de mobilités.