​La « malédiction du ministère de l’Ecologie » frappe Ségolène Royal

Sébastien Arnaud
09/06/2015


D’après un sondage Odoxa pour Le Parisien la ministre de l’Ecologie est de moins en moins populaire avec 57% d’opinions défavorables. Pour le gratuit 20 Minutes, l’ex candidate est touchée par « la malédiction » de ce ministère où les ministres finissent toujours pas être impopulaires.



« Ségolène Royal est-elle victime de la malédiction du ministère de l’Ecologie ? » s’interroge le journal gratuit 20 Minutes. D’après un sondage Odoxa publié dimanche 7 juin par Le Parisien Aujourd’hui en France, 57% des sondés ont une mauvaise opinion de Ségolène Royal. 80% la juge ambitieuse 62% autoritaire et 62% de la jouer perso.
 
Le gratuit avance ainsi la possibilité que les décisions prises par le ministre de l’Ecologie sont souvent impopulaires et font ainsi dégringoler dans les sondages les personnes qui prennent la tête de cette institution.
 

Des mesures soit invisibles soit impopulaires

Le quotidien interroge le spécialiste Daniel Boy, directeur de recherche à Sciences-Po. Pour ce dernier, l’écologie n’est pas suffisamment au cœur des préoccupations des Français pour que la popularité d’un ministre soit en jeu. Plus que les pastilles vertes, que les média ont dans leur ensemble jugé à l’origine de la baisse de popularité de la ministre, ce serait dans la personnalité même de Ségolène Royal que reposerait la solution. « Ségolène Royal a un capital de popularité fragile, elle agace prodigieusement des gens qui devraient être de son côté, analyse Daniel Boy. Par exemple, sur la pastille automobile, certains ne vont pas entendre que ce ne sera pas obligatoire et vont être de mauvaise humeur, tandis que les écolos c’est une mesure efficace tant qu’elle est facultative… Elle arrive à mécontenter à la fois ses adversaires et ses partisans » rapporte 20 Minutes
 
L’analyse du journal mérite d’être prise au sérieux. En effet, en apparence l’écologie est un domaine où il semble qu’il soit quasi impossible de faire l’unanimité. Les nombreux dossiers que Ségolène Royal a dû traiter se soldent toujours par le mécontentement d’une partie : nucléaire, fiscalité, lutte contre la pollution etc. Comme si l’écologie était un domaine politique où il n’y a que des coups à prendre.