​La COP22 s’ouvre, mais pour quoi faire ?

07/11/2016


Du 7 au 18 novembre à Marrakech 20 000 personnes de 1997 pays sont attendus pour la COP22. L’objectif principal est la négociation de la mise en pratique de l’Accord de Paris mais les points précis de négociations sont peu connus. Retour sur les enjeux de la conférence.



Lundi 7 novembre, la COP22 est lancée à Marrakech. L’objectif de cette réunion internationale est l’application de l’Accord de Paris, pris l’an dernier lors de la COP21. Voilà donc pour la vision d’ensemble. Dans le détail, pourtant, les défis sont autrement plus exigent avec des enjeux multiples. « L’enjeu le plus important à Marrakech, est de se mettre d’accord sur une date-butoir pour décider des règles d’application de l’accord, notamment les règles de transparence. 2017 ce n’est pas réaliste, mais 2018 c’est envisageable », résume la négociatrice française Laurence Tubiana, citée par le journal La Croix.

En fait les 197 pays vont devoir être plus précis sur la méthode qu’ils comptent mettre en place pour atteindre leurs engagements. « Le temps presse, alors même que les plans nationaux présentés à Paris semblent d’ores et déjà insuffisants pour limiter à 2 degrés la hausse des températures. Le monde doit « de toute urgence et radicalement » réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement mondial s’il veut éviter « une tragédie humaine », a prévenu l’ONU jeudi 3 novembre, veille d’entrée en vigueur de l’accord de Paris sur le climat » explique La Croix.

Pleins de petites décisions

Ainsi, la COP22 n’a pas pour vocation de se clôturer sur des grandes décisions internationales mais sur des précisions sur la méthode. « La question du financement et en particulier l’apport du secteur privé sera un des enjeux de la Conférence de Marrakech. Un accord avait été trouvé en 2009 lors de la Conférence de Copenhague sur un montant d’aide publique de 100 milliards de dollars par an, à partir de 2020, pour financer la transition énergétique dans les pays en développement » souligne le quotidien qui rapporte qu’à l’heure actuelle 67 milliards de dollars ont été promis.