​Gaspillages et pollutions superficielles : la répression est là

19/08/2022


Alors qu’une tension énergétique sans précédent s’annonce pour cet hiver, les sanctions pour les gaspillages et mauvaises pratiques se multiplient. A l’image des petites infractions, il est de moins en moins rare de voir des amendes dressées pour des motifs écolos.



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Les sanctions pour non-respect des règles environnementales ou restrictions s’invitent dans notre quotidien. Les grandes villes sont de plus en plus nombreuses à avoir mis en place des règles pour limiter le gaspillage énergétique assorties d’amendes. Alors que la sécheresse a posé des problèmes de gestion de l’eau, l’automne approchant, ce sont les tensions énergétiques qui vont devenir notre quotidien. « Depuis le 25 juillet, la police municipale – répondant à un arrêté de la mairie de Paris – multiplie les contrôles pour repérer les mauvais élèves en chassant un mauvais comportement en particulier : l’utilisation de la climatisation tout en gardant les portes de son magasin ouvertes. Et gare aux réfractaires qui encourent une contravention d'un montant maximal de 150 euros. Les restaurants ou débits de boissons disposant d'une terrasse extérieure ne sont pas concernés par cette obligation » rapporte Marianne .

La sécheresse et l’actualité énergétique ont poussé de plus en plus de villes ont mis en place des restrictions ou des consignes pour les commerces, mais pas seulement. « À Nancy (Meurthe-et-Moselle), même intention mais victimes différentes : les automobilistes. Par un arrêté pris le 12 août, la mairie a décidé d’interdire aux conducteurs de laisser tourner les moteurs des véhicules en stationnement ou à l’arrêt dans la ville. « En prenant cet arrêté rappelant un geste qui devrait relever du bon sens, la ville de Nancy entend promouvoir une mesure de santé publique et de sobriété énergétique. Cela s’inscrit dans une démarche globale en faveur de la transition écologique du territoire », détaille la mairie, précisant que cette interdiction ne s’applique pas aux véhicules de secours aux personnes, aux véhicules des services publics en intervention et aux camions frigorifiques transportant des denrées alimentaires » lit-on plus loin. Les mesures présentées comme incitatives et pédagogiques, le sont surtout parce qu’elles sont accompagnées d’amendes.