​Déforestation en Amazonie, la surveillance électronique comme solution

14/09/2015


Face aux dangers de la lutte contre la déforestation, Greenpeace a lancé une campagne de soutien des Indiens ka’apors qui cherchent à empêcher que leur territoire soit illégalement exploité. Pour faire face aux risques d’agressions, l’ONG a aidé à mettre en place une surveillance électronique à distance.



Source Pixabay, photo libre de droits
Les indiens Ka’apors de la forêt amazonienne au Brésil luttent sans relâche contre les exploitants illégaux de bois qui abattent des arbres sur leur territoire. La situation perdure depuis des années sans que les autorités locales ne soient en mesure de mettre un terme à ces pratiques. « Des entreprises forestières s'introduisent dans le territoire indigène en toute illégalité, taillant des routes dans les massifs pour prélever des grumes de bois précieux. En moins de trente ans, cette exploitation forestière illégale a détruit 8 % des terres ancestrales des Ka'apors. Le bois ainsi volé est ensuite « blanchi » au moyen de faux papiers, puis vendu sur les marchés européen et américain » explique Greenpeace dans un communiqué.

Une surveillance périlleuse

Dans cette lutte pour la défense de leur territoire, les indigènes dont le nom signifie « habitants de la forêt », ont mis en place une surveillance pour pallier l’absence de mesure des autorités. « Les Ka'a usakhas', ou gardiens des forêts, patrouillent ainsi le territoire indigène à l'affût de signes de destruction. Certaines familles ont même quitté leurs villages pour s'installer le long des pistes utilisées par les bûcherons, de façon à les dissuader de piller leurs ressources. Si ces actions courageuses ont permis de ralentir la déforestation, elles sont risquées et dangereuses pour ces familles » continue le communiqué. En effet, des agressions ont été recensées et quatre membres auraient été tués.

Pour aider à mettre un terme à ces pratiques, l’ONG Greenpeace s’est engagée aux côtés des indiens pour lutter de manière plus sécurisée contre ces actes illégaux. Depuis cet été une surveillance électronique à distance est en place. Si cette aide précieuse va permettre de protéger un peu mieux leur territoire, les militants estiment qu’il faut aller plus loin : « Des solutions durables doivent être apportées par le gouvernement brésilien. Il faut commencer par combler les failles juridiques qui permettent le blanchiment du bois illégal, et garantir la protection exhaustive de l'ensemble des terres indigènes du pays. »
 
Voir ici le communiqué de Greenpeace en intégralité