​Biodiversité, les associations demandent à la Commission européenne une position ambitieuse

21/05/2015


En parallèle de la France, l’Union européenne s’attaque à la modernisation du droit de l’environnement. Les associations écologistes profitent de l’occasion pour encourager les instances européennes à mettre en place une législation plus ambitieuse.



« Comme la France, l'Union européenne s'engage dans la modernisation du droit de l'environnement. La Commission européenne s'attaque aujourd'hui aux textes relatifs à la biodiversité. 90 ONG environnementales appellent à les défendre au travers de la campagne européenne « Nature Alerte » » commence la fédération d’associations France Nature environnement (FNE).

Les militants français ont saisi l’importance de militer aux deux niveaux pour consolider les acquis dans le domaine de la biodiversité.
 

Réévaluation européenne des textes fondateurs

« Pour arrêter la perte de la biodiversité, l'Europe a mis en place les Directives Oiseaux (1979) et Habitats (1992). Piliers fondateurs de la politique européenne de préservation des espèces et des milieux naturels, ces directives ont abouti à la création de Natura 2000, le plus grand réseau de sites protégés au monde qui couvre aujourd'hui environ 1/5ème des terres européennes et 4% de ses aires marines » explique FNE.

La mobilisation des associations a porté ses fruits puisque la nouvelle Commission européenne a lancé une évaluation de ces deux textes fondateurs. A la suite de cette réflexion, l’institution va émettre son avis peut décréter une révision du texte. L’enjeu est donc de taille pour les associations qui ont lancé cette campagne « Nature Alerte ».

Consultation publique

Un site dédié a été lancé pour mettre en place une consultation publique. Cité par le communiqué de FNE, le Directeur Général du WWF France, Philippe Germa démontre la fermeté des militants « nous nous battons depuis 30 ans pour la protection de la nature en Europe et n'accepterons pas un recul qui ne bénéficiera à personne : ni à la nature ni aux êtres humains qui en dépendent. La consultation publique est une des rares opportunités pour les citoyens français de défendre leur patrimoine naturel directement auprès de l'Union européenne. C'est important qu'ils se mobilisent massivement à nos côtés. »