Zimbabwe : les technologies nucléaires à la rescousse pour lutter contre la sécheresse

08/09/2022


L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a proposé son aide pour mieux comprendre les eaux souterraines et cours d’eau au Zimbabwe. Le pays fait face à des problèmes grave de sécheresse et de pénurie d’eau propre et tracer à l’iode les cours sous-terrain pourrait être une solution.



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La technologie nucléaire pour lutter contre la sécheresse. Lorsque les fortes pluies sont terminées au Zimbabwe, les pénuries d’eau et particulièrement d’eau propre deviennent très problématique. Une situation qui a été particulièrement visible cette année avec les chutes Victoria méconnaissables tant les quantités d’eau étaient faibles. 

« Des épisodes de sécheresse plus fréquents, plus intenses et plus imprévisibles ont privé les habitants et agriculteurs du pays d'une quantité suffisante d'eau douce propre, ce qui a eu des répercussions sur la sécurité alimentaire et mis en péril les moyens de subsistance de 45 pour cent de la population rurale. Les zones urbaines ont été touchées elles aussi. Fortement tributaires de l'énergie hydroélectrique, les réseaux électriques du Zimbabwe ont été affectés par les épisodes de sécheresse prolongée, laissant les villes en proie à de fréquentes coupures d'électricité » explique le communiqué de l’AIEA.

L’Agence se penche sur le sujet car elle a proposé son aide pour cartographier les eaux souterraines et ainsi mieux comprendre les ressources disponibles. Et ce notamment, en identifiant les causes de pollution et l’ampleur des contaminations. « Lorsqu'un cours d'eau est contaminé, la contamination se répand automatiquement vers les eaux souterraines. Étant donné que ces deux masses d'eau ne sont pas isolées l'une de l'autre, il est extrêmement important de savoir comment elles interagissent, non seulement en termes de quantité mais aussi en termes de qualité de l'eau », explique le spécialiste de l’hydrologie isotopique de l’AIEA, Ioannis Matiatos.

Avec des isotopes stables ou des isotopes radioactifs, le spécialiste explique pouvoir suivre les mouvements de l’eau et donc les chemins d’éventuels contaminations. « Les cours d'eau et les eaux souterraines jouent un rôle important dans l'approvisionnement en eau propre à la consommation, ainsi qu'en eau destinée à l'utilisation urbaine et agricole, dans le bassin hydrologique de la rivière Sabi le point névralgique du projet de l'AIEA. Situé dans l'est du Zimbabwe, ce bassin reçoit des précipitations limitées pendant la saison sèche, et est donc sujet à la sécheresse. En raison de la croissance démographique et du fait que l'économie repose sur l'agriculture, la demande en eau dans le bassin hydrologique va croissant » explique le communiqué.