Tétanos : ces morts qui auraient pu être évitées par des vaccins

12/12/2018


Le manque de vigilance ou une idéologie anti vaccin a causé la mort de 35 personnes entre 2012 et 2017, uniquement à cause du Tétanos. Des chiffres rapportés par Santé publique France qui doit inviter à réfléchir sur les débats interminables à ce sujet.



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Il y a des chiffres qui doivent être mémorisés avant de donner son avis. Alors que les opposants de la vaccination obligatoire sont de plus en plus nombreux à faire entendre leurs voix, Santé Publique France rapporte que 35 morts auraient pu être évitées si les obligations avaient été respectées. Un chiffre qui ne comptabilise que les morts causées par le tétanos entre 2012 et 2017. « Le tétanos est dû à une neurotoxine extrêmement puissante, qui peut être présente dans le tube digestif des animaux, dans les déjections animales, et dans le sol sous une forme très résistante. Il pénètre dans l’organisme à l’occasion d’une plaie. Depuis 1940, il fait partie des vaccins obligatoires du nourrisson et depuis le 1er juin dernier, des 11 vaccins obligatoires à administrer avant l’âge de 18 mois » résume 20 Minutes qui rapporte l’information.

L’agence sanitaire française a souligné ce chiffre dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire. Le chiffre est étonnant dans la mesure où cette maladie est en chute libre depuis les années 1960 où l’on pouvait déplorer jusqu’à 300 morts chaque année. « Sur les 35 cas déclarés de 2012 à 2017, 5 ont eu lieu en 2012, 10 en 2013, 3 en 2014, 9 en 2015, 4 en 2016 et 4 en 2017. Il s’agit principalement de personnes âgées (71 % avaient 70 ans ou plus) et de femmes (63 %), mais aussi pour 3 cas de jeunes garçons âgés de 3, 4 et 8 ans. Tous les cas dont le statut vaccinal a pu être documenté étaient non ou mal vaccinés. Parmi les 3 enfants, celui âgé de 4 ans avait une vaccination incomplète (deux des trois doses prévues pour la primo vaccination) et les deux autres n’étaient pas vaccinés »  explique le quotidien gratuit. Des chiffres qui ne font évidemment pas disparaitre la légitimité des débats sur la vaccination mais qui permettent au moins d’évaluer les enjeux.