Retour du masque à l’école et d’un discours d’alarme au niveau européen

Sébastien Arnaud
04/11/2021


Le masque redevient obligatoire dans les écoles de trente-neuf départements annonce le gouvernement. Une mesure qui s’appliquera à la rentrée de lundi prochain et qui est accompagnée d’une ambiance générale qui ressemble fort à celle de l’an dernier.



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Comme un air de déjà-vu. Malgré les campagnes de vaccinations, l’approche de l’hiver amène avec lui les mêmes tendances que l’an dernier, et aussi un peu celui d’avant le premier confinement. Alors qu’à l’étranger les mesures restrictives sont de retour, la pression remonte aussi chez nous. « Le masque redeviendra obligatoire dès lundi dans les écoles de 39 départements où les élèves avaient pu l'ôter, a annoncé mercredi 3 novembre le gouvernement, en raison du regain de l'épidémie. Une mesure à laquelle les syndicats s'attendaient mais qui pourrait être mal acceptée. Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal l'a annoncé à l'issue du Conseil des ministres : le masque va être à nouveau rendu obligatoire pour les écoliers « dans les départements où le taux d'incidence s'est malheureusement restabilisé au-dessus de 50 pour 100.000 habitants ». « Cela concerne pour lundi prochain 39 départements où le masque n'était plus obligatoire pour les enfants », a-t-il dit » raconte Le Figaro.

Alors que les enseignants étaient toujours concernés par l’obligation du port de masques, les enfants pouvaient arrêter de le porter lorsqu’un taux d’incidence de moins de 50 cas pour 100 000 habitants était enregistré. Depuis le début du mois d’octobre, 47 départements avaient été dans cette situation puis d’autres territoires ont été concernés d’ici la fin du mois. Aux Etats-Unis, face à la même tendance, la campagne de vaccination des enfants de plus de cinq ans s’est ouverte. Une possibilité que les autorités sanitaires françaises ont pour le moment affirmé exclure.

Sans que la situation ne soit inquiétante, cette montée en puissance, si elle venait à se confirmer, nous replonge dans l’incertitude des derniers mois. Et nous interroge sur ce qui pourrait mettre cette période Covid derrière nous alors que nous vivons masqués, sous passe sanitaire et à grande majorité vaccinés.