Quand la nature reprend ses droits après seulement quelques jours de confinement

Sébastien Arnaud
23/03/2020


Des images de Chine et d’Italie montrent que l’arrêt de l’activité humaine permet à la nature de reprendre ses droits. De quoi faire réfléchir sur les conséquences des modes de vie citadins.



Creative Commons - Pixabay
Les images des canaux de Venise ont fait le tour du monde. On y voit, comble du comble, des poissons. « Les bateaux de croisière ne sont plus là, les gondoles sont à quai et l'eau des canaux de Venise est redevenue limpide, après dix jours sans touristes, chassés par la pandémie liée au coronavirus. Cette pureté retrouvée est une rare bonne nouvelle pour la cité et sa région, durement touchées : selon un bilan réalisé mercredi soir, 94 personnes sont mortes en Vénétie, où le nombre de cas positifs a bondi en 24 heures (510 en plus, soit un total de 3.214 et une hausse de 20%) » rapporte Euronews.

Le média européen de montage d’images pour plusieurs langues n’est pas le premier à avoir souligné ces conséquences les plus marquantes du confinement. Car si l’impact social et économique est à déplorer, celui sur l’environnement est bien différent. « Sur Facebook, les habitants ont créé une page, "Venise propre", sur laquelle sont partagées des photos de cormorans ou d'aigrettes, ou encore celle d'un poisson nageant tranquillement, une image inenvisageable il y a encore quelques jours, tant les eaux sont d'ordinaire opaques » appuie l’article de la chaine d’information en continu.

Des éléments qui s’ajoutent aux images et illustrations publiées par la NASA sur des modélisations de baisser des émissions en Chine au moment du confinement. Si 2020 s’annonce comme une année avec des conséquences importantes dans tous les domaines, on n’a pas encore fini d’entendre parler des bienfaits environnementaux de l’arrêt de l’activité économique. Car alors que ce n’est que le début en France, au Royaume-Uni et en Allemagne du confinement, les mêmes effets sont à prévoir.  Difficile pour autant de se réjouir quand l’on sait que pour obtenir cela, il a fallu décréter un état d’urgence sanitaire alors que l’épidémie n’a pas encore atteint son paroxysme.