Piratage de comptes, « Le Point » fustige l’irresponsabilité de Yahoo!

16/12/2016


L’annonce du piratage d’un milliard de comptes Yahoo!, en plus des 500 millions déjà révélés, a créé une vague d’indignation sur le comportement du géant du web et sa vulnérabilité chronique. Pour un chroniqueur du magazine Le Point, c’est « le triomphe de l’irresponsabilité ». Au point de se demander si ces fuites n’ont pas été cachées pour ne pass décourager les éventuels repreneurs du géant du web.



Une faille de sécurité peut arriver, au bout de deux la question de la négligence se pose sérieusement. Après avoir annoncé le piratage de 500 millions de comptes, Yahoo! annonce qu’un milliard de plus ont été victimes. Une annonce qui choque les commentateurs, à commencer par un chroniqueur du magazine Le Point : « Nous avions alors évoqué « le silence coupable » de l'entreprise, qui avait attendu deux ans pour prévenir ses utilisateurs. Cette fois, c'est encore pire : le vol de données dévoilé mercredi, encore plus massif, a eu lieu en 2013... »
 
En premier lieu le chroniqueur s’interroge sur la crédibilité de la déclaration de la société qui affirme avoir à peine découvert cette faille qui date d’il y a trois ans. « Est-il possible que le moteur de recherche ait découvert fin 2016 une attaque aussi pharaonique remontant à 2013 ? Clairement, non : il y a forcément eu des signes, des alertes. Mais les choses sont peut-être plus complexes : en cybersécurité, il est très compliqué d'avoir des certitudes, et les normes de sécurité en 2013 étaient très différentes de celles d'aujourd'hui » explique-t-il.
 
Ce qui est certain c’est que l’image du groupe, largement écorné après des années à chercher un repreneur, est encore plus atteinte. Actuellement en négociation pour une reprise de son cœur de métier par Verizon, le groupe aurait-il pu dissimuler ces négligences pour ne pas décourager les éventuels repreneurs ? C’est la question que nombre d’observateurs se posent. Des soupons très graves auxquels Yahoo! devra très vite répondre. Avec 1,5 milliard de comptes compromis, on comprend facilement qu’il n’y a pas que Le Point qui cherche à comprendre la situation.