Nucléaire : des pastilles d’iode pour les voisins des centrales françaises

Sébastien Arnaud
25/09/2019


L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) annonce une campagne de sensibilisation de deux millions de personnes qui vivent à proximité des centrales françaises. Des courriers vont être envoyés avant que des pastilles d’iodes ne soient distribués pour prévenir d’éventuels contaminations.



« Si de l'iode radioactif était rejeté dans l'environnement, la prise de comprimés d'iode stable serait un des moyens efficaces de protection de la thyroïde » explique l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). L’idée est de prévenir sans faire paniquer. Deux millions de personnes qui vivent à proximité d’une centrale nucléaire vont recevoir chez eux un courrier pour leur expliquer l’intérêt de consommer des pastilles d’iode. Ce n’est pas la première fois qu’une action de ce type est entreprise mais cette fois dans une ampleur inédite. « Cette campagne vient en complément de la distribution d'iode effectuée en janvier 2016, entre 0 et 10 km autour des centrales. Les 19 centrales exploitées par EDF disposent en effet chacune d'un Plan particulier d'intervention (PPI) qui détermine les actions de protection et les moyens de secours en cas d'accident. Or, leur rayon a été étendu à 20 km autour des centrales, contre 10 km auparavant depuis 2016 » raconte France Info .
 
Le principe est simple. Joint à ce courrier, les riverains des centrales nucléaires recevront une bon de retrait pour des comprimés d’iode qu’ils pourront présenter en pharmacie. Plus de six cents pharmacies participent à cette campagne. Les destinataires vont également recevoir un document pour leur expliquer les gestes et comportements adaptés en cas d’accident nucléaire. « Au total, cette campagne complémentaire concerne 2,2 millions de riverains, et quelque 200 000 établissements recevant du public, tels que les écoles, les administrations, les entreprises publiques et privées (y compris les commerces de proximité), les locaux associatifs, les installations sportives, les lieux de culte répartis sur 1 063 communes, dans un rayon de 10 à 20 km autour des centrales nucléaires » précise le site de la radio publique d’information. Une campagne de prévention qui on l’imagine ne doit pas être très rassurante pour les personnes qui sont concernées.