Loi sur la transition énergétique, « un coup de com’ » pour certains

Sébastien Arnaud
30/07/2015


Dans un texte publié par Les Echos, Jean Martin, le délégué général de la Fédération de la Plasturgie et des Composites critique frontalement la loi de transition énergétique. Pour lui il s’agit plus d’un « coup de com’ » à l’approche de la COP 21 que d’une véritable révolution.



Les mesures votées par les parlementaires dans le cadre de la loi sur la transition énergétique sont loin de faire l’unanimité. Les professionnels des secteurs concernés se sont inquiétés d’une loi qui les touche à de multiples égards. Dans une tribune publiée dans Les Echos, Jean Martin, délégué général de la fédération de la Plasturgie et des Composites, s’attaque à un texte de loi dont les mesures « relèvent plus du « coup de com' » que du bon sens. »
 
Selon lui, « la loi de transition énergétique pour la croissance verte, portée par Ségolène Royale, ministre de l'Ecologie, a soulevé de nombreuses problématique. Mais ces débat sont allés trop rarement au fond du sujet. La perspective de la Conférence internationale sur le climat (COP 21) a amplifié le besoin d'annonces et de marqueurs à destination de la population. »

Un « choc » pour certains secteurs

Il faut dire que, en tant que porte-parole de l’industrie du plastique, Jean Martin est au premier rang de ceux qui ont eu l’impression de se prendre de plein fouet plusieurs mesures phares de la loi : interdiction des sacs plastiques à usage unique, gobelets et vaisselle jetable.
 
Affirmant que ces produits, notamment la vaisselle jetable, ont des aspects sociaux, le représentant de la filière plastique s’inquiète des conséquences sur l’emploi. « Ces produits sont le plus souvent français. Des designers réputés contribuent à leur création. Des entreprises relocalisent, investissent dans cette production et se battent pour être compétitives. La vaisselle plastique jetable est utilisée par toutes les couches de la société. C'est à la fois un produit économique et un produit haut de gamme » explique-t-il.
 
Si les effets de cette loi sont encore difficiles à calculer les attaques sur le volet économique vont certainement redoubler d’intensité. D’après les professionnels de l’industrie plastique près de 650 emplois ont directement menacés alors que la filière du tri promettait la création d’autres postes.

Voir la tribune sur le site du journal Les Echos