Les voitures de luxe pas concernées par l’interdiction des thermiques en 2035

Sébastien Arnaud
10/06/2022


Le Parlement européen a ouvert la porte à des exceptions pour l’interdiction de la vente des voitures neuves thermiques à partir de 2035.



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Un amendement du texte validé par le Parlement sur l’interdiction des voitures à moteur thermique rassure les constructeurs de bolides. « Si cette règle générale a été adoptée (de justesse) par les eurodéputés, un amendement laisse la porte ouverte à des exceptions. En cause, l'amendement dit "Ferrari"  (document en PDF) qui prévoit que les exigences de réduction d'émission pour tous les constructeurs présents sur le marché de l'Union européenne doivent être harmonisées, "sauf pour les constructeurs qui représentent moins de 1 000 véhicules neufs immatriculés au cours d'une année civile". Des demandes de dérogations peuvent aussi être déposées jusqu'au 1er janvier 2036 pour "les constructeurs qui représentent entre 1 000 et 10 000 voitures particulières nouvellement immatriculés au cours d'une année civile" » relève France Info.
 
L’amendement qui favorise les constructeurs de voitures de luxe est justifié par une exception pour les entreprises qui mettent peu de véhicules sur les routes. Mais l’exception est prévue pour quelques années, à terme aucune voiture thermique ne sera autorisée à la vente. « Cela pourrait concerner des marques de luxe telles que Bugatti. De leur côté, les constructeurs qui produisent entre 1 000 et 10 000 voitures par an ne seraient pas soumis à la réduction progressive de la vente de véhicules thermiques en 2030 puis à l'interdiction totale de vente de ces motorisations en 2035. En revanche, ces constructeurs, comme Ferrari ou Lamborghini, devraient bien s'y plier un an plus tard, au 1er janvier 2036 » explique l’article de la chaine publique d’infos.
 
Cette exception a été obtenue notamment après que le gouvernement italien auprès de la Commission et des députés du pays auprès du Parlement pousse en ce sens. Alors que les écologistes notamment ont dénoncé une réglementation à deux vitesses, c’est le Conseil des ministres de l’Union européenne qui doit se prononcer sur le texte. Puis le texte pourrait être encore modifié avant sa validation définitive.