Les écoparcs se développent rapidement

Jean Camier
17/06/2014


Il y aurait plus de 200 écoparcs en Europe. Ces initiatives, qui permettent de mutualiser les ressources de différentes activités industrielles, sont une application pratique de l’économie circulaire.



« L’Europe a créé plus de 200 écoparcs où les industriels mutualisent les ressources et s’échangent leurs déchets. Ces démarches économiques se déploient rapidement dans les pays en développement » lit-on dans Les Echos.
 
Cette initiative économique et environnementale a un grand avenir au fur et à mesure que les principes de l’économie circulaire sont acceptés par les Etats. Un rapport de l’agence des Nations Unies pour le développement industriel (Unido) rappelle l’importance de ces démarches pour permettre aux industries de mutualiser les ressources, notamment en échangeant les déchets.
 
Dans un article consacré à ce sujet, le quotidien Les Echos explique que « tous ces parcs mutualisent la gestion de leurs déchets et les mesures d’efficacité énergétique ou partagent le recyclage de l’eau. Mais un tiers poussent la démarche jusqu’aux symbioses, forme la plus pointue de l’écologie industrielle qui consiste à boucler les flux de matière pour faire des déchets des uns les matières premières des autres. »

Partenariats entreprises et territoires

Les écoparcs sont des initiatives intéressantes parce qu’ils ont pour objectif d’allier les dimensions économiques, sociales et environnementales. Ainsi, ils sont un atout de choix pour les autorités locales sans lesquelles ces projets ne peuvent voir le jour. « Cette gestion repose sur de nouveaux partenariats entre les entreprises et les territoires. Elle favorise la mise en place d'une gestion collective par les entreprises des services, des besoins et de l'emploi » explique le portail d’informations ecoparc.com. La plateforme dédiée à ce sujet affirme par ailleurs que « la mise en œuvre de ce développement durable appliquée aux zones d'activités repose sur un triptyque gagnant : la gestion, l’animation et les services aux usagers. »

Les collectivités locales, par une politique ambitieuse, doivent faire ressortir de leurs territoires les atouts et besoins qui peuvent attirer les sociétés pour que celles-ci s’installent et constituent un écoparc. En proposant des structures de mutualisation, voire même de « symbiose industrielle », elles augmentent l’attractivité de leur territoire sans jouer sur le levier très usé de la fiscalité ou des subventions.