Les Verts français dénoncent le nucléaire belge

03/02/2016


Le parti français Europe écologie les Verts a rédigé un communiqué qui s’inquiète du vieillissement du parc nucléaire belge. Plusieurs réacteurs ont été ponctuellement arrêtés ces dernières années et, d’après EELV, sont un danger pour toute l’Europe.



« Les autorités belges viennent de décider le redémarrage de deux vieux réacteurs nucléaires présentant un danger majeur pour la sécurité et la santé publique » commence le texte publié par Europe écologie les Verts (EELV) . Le parti écologiste français estime que cette information est inquiétante pour l’ensemble de l’Union européenne et ne saurait donc être traité comme un simple problème énergétique belge.

« Certains réacteurs des centrales de Doel et Tihange, arrêtés plusieurs fois au cours de ces dernières années, suscitent une profonde inquiétude par les nombreuses micro-fissures présentes dans ses cuves et les série d'incidents à répétition dont ils font l'objet » continue le texte.
 

Risques d’accident nucléaire

Les militants affirment que « selon les experts », il existe un risque d’accident nucléaire dans ce pays au cœur du continent européen. Selon eux, une catastrophe nucléaire toucherait immanquablement les pays limitrophes à commencer par la France.

Selon les experts, le risque d'accident nucléaire majeur n'est pas à exclure. Situés en plein cœur de l'Europe, toute catastrophe menacerait plusieurs pays limitrophes dont la France.
« Des manifestations populaires sont ainsi nées spontanément dans de nombreuses villes belges et hollandaises pour réclamer leur fermeture. Les écologistes soutiennent sans réserve cette campagne de mobilisation citoyenne et s'associent à l'appel lancé à l'Union européenne pour une évaluation indépendante des risques » continue EELV.
 
En Belgique comme en France, le gouvernement est face à un dilemme puisque son parc nucléaire vieilli alors que les énergies renouvelables sont loin d’être en capacité de prendre le relais.
 
Plus clairement encore, le communiqué martèle que « les écologistes rappellent leur opposition à une énergie du passé dont les mythes fondateurs -sûr et bon marché- appartiennent aux livres d'histoire, et réclament la réorientation des investissements -massifs puisque les coûts liés au nucléaire explosent et continueront inéluctablement à exploser- vers les filières d'avenir et les énergies renouvelables. »