Le « Planet Score » s’installe dans les rayons des magasins

14/06/2023


135 000 produits alimentaires affichent désormais le « planet score » qui doit permettre de noter l’impact environnemental des produits.



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Après le nutriscore, voilà le planet score. Sur le même modèle que ces évaluations de la valeur nutritive des produits, cette nouvelle notation vise à montrer aux consommateurs l’impact environnemental de ce qui est vendu. « L’UFC-Que choisir  a annoncé lundi que le « Planet-score » était désormais affiché sur plus de 135.000 produits alimentaires en France. Cet étiquetage est élaboré par l’institut de l’agriculture et de l’alimentation biologiques (ITAB). Il est soutenu notamment par l’association de consommateurs, par les associations de défense de l’environnement France Nature environnement ou Générations Futures. Alors que la France doit se doter courant 2023 d’un affichage environnemental pour mieux informer les consommateurs, le Planet-score a déjà été adopté par « plus de 200 entreprises, dont 21 distributeurs tels que Biocoop, Lidl, Naturalia, Franprix, La Vie Claire, Monoprix, Naturéo ou encore Greenweez », assure l’UFC-Que choisir », note 20 Minutes.

L’initiative est globalement saluée parce qu’elle va permettre d’évaluer d’un coup d’œil les effets sur l’environnement des produits. « Deux lois consécutives, dont la loi climat et résilience de 2021, prévoient une expérimentation pour définir un étiquetage environnemental le plus complet et le plus clair possible. Un changement majeur car destiné à être apposé à l’ensemble des « aliments disponibles à l’achat » pour le public, y compris les produits importés et transformés, et très attendu par les consommateurs. Mais la méthodologie du calcul fait l’objet d’âpres polémiques. En mars, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui pilote le dossier avec le gouvernement, avait assuré qu’un « temps de test et de consultation » autour de la méthodologie de calcul choisie devait avoir lieu « jusqu’à l’été », « avec l’objectif de stabiliser et valider les travaux avant la fin d’année » », rappelle le journal gratuit. 

Malgré le satisfécit général, l’UFC-Que Choisir regrette que la notation se focalise sur le cycle de vie, mettant ainsi en valeur les produits issus de l’intensif parce qu’ils dégagent moins de CO2 par kilo grâce à des rendements importants. Sans tenir compte de l’usage de produits chimiques ou de l’épuisement de la terre.