L’asthme tue surtout par manque d’information

02/05/2018


Chaque année 900 personnes meurent à cause de l’asthme c’est moins qu’il y a vingt ans mais c’est encore trop important. D’autant qu’un traitement adapté et quelques petits réflexes bien intégrés pourraient largement permettre de faire encore baisser ce chiffre.



ILD
On peut mourir de l’asthme. C’est une réalité qui est même chiffrée puisque 900 personnes environ meurent chaque année pour des causes liés à une crise d’asthme. Une situation qui est alarmante, estiment les professionnels de santé, parce qu’un bon traitement et quelques petits gestes simples doivent éviter le pire. Il y a en France 4 millions de personnes asthmatiques et les informer est un enjeu de santé public.
Le principal risque tourne autour du fait que les personnes sont habituées à faire des crises. Elles peuvent donc parfois laisser passer plusieurs heures avant de réaliser que leur traitement habituel ne fait pas effet et qu’il faut demander de l’aide. Il faut alors appeler les secours et ne pas chercher à se rendre à l’hôpital par ses propres moyens conseille le pneumologue Philippe Marre, interrogé par Le Figaro.

Durant la période des pollens et des virus, les personnes asthmatiques sont particulièrement vulnérables. « Aux urgences, le patient en crise d’asthme est immédiatement identifié et pris en charge en priorité. Le traitement repose sur les corticoïdes et les bronchodilatateurs à forte dose. Puis le patient quitte l’hôpital avec des corticoïdes oraux de courte durée et surtout un traitement «de fond» destiné à traiter la maladie permanente sous-jacente et ainsi prévenir la rechute » explique Le Figaro. Et le quotidien de faire remarquer que : « cette prescription n’est faite que pour six asthmatiques sur dix, selon les résultats de l’étude Asur 1. Un constat d’autant plus inquiétant lorsque l’on sait qu’une grande part des personnes passées aux urgences ne verra pas de pneumologue par la suite. Résultat : 30 % des patients qui sortent des urgences voient leur situation se dégrader le mois d’après et la plupart d’entre eux y reviendront. »

Ainsi, aller aux urgences ne doit pas être l’unique réflexe en cas de crise grave. Ce doit être l’occasion de chercher un traitement contre l’origine de la crise.