L'Institut de Recherche pour le Développement travaille sur l'impact du blanchissement corallien

23/02/2017


L'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) poursuit ses travaux sur l'impact du blanchissement corallien survenu en 2016, avec deux nouvelles campagnes en mer : "POST-BLANCO".



Source : Pixabay, image libre de droits.
Près d'un an après cet épisode majeur, l’IRD s’interroge : « quel est l'état de santé des récifs ? » La première campagne aura lieu du 24 février au 15 mars, la deuxième du 18 avril au 2 mai 2017, à bord de l'Alis, le navire océanographique de l'Institut.

Dans un communiqué, l’IRD se pose la question : « les récifs ont-il récupéré de l'épisode de blanchissement survenu en 2016 ? ». C'est pour y répondre que l'Institut a programmé en 2017 deux campagnes en mer POST-BLANCO.


 

Vérifier les changements de la couverture corallienne

Francesca Benzoni, spécialiste des coraux à l'IRD et cheffe de mission : « L'objectif des missions est de vérifier s'il y a eu des changements significatifs dans la couverture corallienne et dans les assemblages des espèces des fonds marins (benthiques) après l'épisode majeur de blanchissement des coraux en 2016, au moins pour les sites inscrits au patrimoine de l'UNESCO ».

Seront étudiés en 2017, à l'occasion de la première campagne, les récifs de la Grande-Terre, d'Entrecasteaux, dont l'état de santé avait été évalué avant et pendant l'épisode de blanchissement à l'occasion de missions à bord de l'Alis (navire scientifique de l'Institut) et de l'Amborella (navire du Gouvernement calédonien) et, à l'occasion de la seconde campagne, les récifs des Chesterfield, de Bampton et des Bellona, pour lesquels n'existent que des données antérieures à l'épisode de blanchissement.

Les campagnes POSTBLANCO « visent à établir un bilan de l'état des récifs coralliens un an après le phénomène de blanchissement massif, avec des observations particulières des impacts sur une sélection d'espèces de coraux et la mise en place d'une méthode d'échantillonnage de référence pour le suivi à long terme de ces récifs », ajoute le communiqué de l’Institut.