L’Europe prendra sa décision le 14 octobre sur les émissions de CO2

Jean Camier
07/10/2013


L’absence de consensus vendredi 4 octobre oblige la Commission européenne a repousser sa décision au 14. La demande allemande de délai de quatre ans pour un objectif de 95gCO2/km sera alors tranchée.



Graphique des consommations moyennes des constructeurs automobiles. DR
Depuis la décision des instances européennes en juin, d’établir l’objectif de 95g CO2/km d’ici 2020 pour les voitures particulières, l’Allemagne ne cache pas son désaccord. La chancelière allemande avait, dès juillet, dénoncé les répercussions négatives d’une telle décision sur l’économie de son pays.

Accord de juin

En juin les pays européens et le Parlement européen annoncent avoir trouvé un accord sur un plafond de limitation des émissions de CO2 des voitures privées (12% des émissions de CO2). L’objectif admis de 95gCO2/km ne fait cependant pas l’unanimité et Berlin demande rapidement un délai de quatre ans pour le même objectif.
Outre la vague de consternations dans les autres capitales, le fait que l’Allemagne revienne sur sa position remet en question l’application de la mesure qui prévoit des sanctions financières importantes en cas de manquement aux objectifs admis.

Sept pays suivent l’Allemagne

L’Allemagne demande à ce que les normes imposées aux véhicules neufs soient plus souples et se fassent sur un régime plus progressif : 80% de l’objectif d’ici 2020 puis 100% par étape jusqu’en 2024. Le pays est appuyé par ses constructeurs qui affirment que la nouvelle norme serait particulièrement pénalisante étant donné la gamme de produits qu’ils proposent.
 
Sept pays (Estonie, Hongrie, Pologne, Portugal, République tchèque, Royaume-Uni et Slovaquie) ont approuvé la position allemande alors que les autres pays ne se sont opposés ou ont refusé de se prononcer.
 
Les premières estimations avancent des chiffres situés entre 110 et 310 millions de tonnes d’émissions de CO2 supplémentaires en 2030 en cas d’application de la demande allemande. Dans ce cas, les automobilistes dépenseraient quant à eux en moyenne 138 euros supplémentaire par an en carburant.