Innovation : espoirs autour de batteries nouvelle génération

Sébastien Arnaud
18/11/2019


L’enjeu écologique d’après-demain concerne clairement les batteries et leur impact environnemental et social. Alors que de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer les conséquences désastreuses des énergies renouvelables, des chercheurs annoncent des avancées encourageantes dans le domaine des batteries à flux.



Creative Commons - Pixabay
Une batterie nouvelle génération pour de l’énergie renouvelable plus propre. L’annonce par une équipe de chercheurs américains d’avancées dans la recherche sur les batteries à flux est à suivre de près. On le sait maintenant, les énergies renouvelables ne sont pas totalement propres. Car si elles ne produisent pas de CO2 directement, le procédé industriel et la dépendance en matières premières ont un coût largement sous-estimé. Et dans ce domaine, l’impact environnemental des batteries est le principal défi de la recherche technologique. 
 
C’est dans ce contexte très particulier donc qu’il faut accueillir les annonces du laboratoire de l’Université de Berkeley. Alors que le stockage propre de l’énergie renouvelable est aussi un enjeu stratégique concernant l’indépendance énergétique, les scientifiques avancent dans la mise au point de batteries dites à flux. « L’énergie capturée est stockée dans ces batteries, et plus particulièrement dans un réservoir d’électrolyte liquide. Une solution qui n’est pas forcément optimale puisque les batteries à flux laissent s’échapper une partie de l’énergie. De plus, ce type de dispositif coûte relativement cher » explique 20 Minutes .
 
Pour que cette technologie soit plus intéressante techniquement, les chercheurs ont inventé une membrane qui renforce la capacité de ces batteries pour qu’elles augmentent leurs capacités de stockage. « Les batteries à flux utilisent déjà une membrane, celle-ci sert à séparer la cathode et l’anode. C’est d’ailleurs à cause de cette membrane que le prix de ce type de batterie est aussi onéreux. Des tarifs importants qui empêchent de produire les batteries de stockage d’énergie renouvelable à grande échelle. Avec la nouvelle membrane mise au point par les chercheurs de Berkeley, les scientifiques estiment que les individus pourraient adopter des formes d’énergie plus durables sans être refroidis par le prix des dispositifs de stockage. De plus, la nouvelle membrane assure de meilleures capacités de stockage aux batteries » précise le quotidien gratuit. Montrant par la même occasion que comparer les caractéristiques des énergies fossiles actuelles – qui ont plus d’un siècle de perfectionnement technologique derrière elles - avec celles des renouvelables n’est pas opérationnel.