Hautes-Alpes : une manifestation autour de la problématique du loup

22/09/2015


La Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FDSEA) et les Jeunes Agriculteurs (JA), un syndicat professionnel agricole du département des Hautes-Alpes, ont adressé à Ségolène Royal, la Ministre de l'Écologie et à Stéphane Le Foll, le Ministre de l'Agriculture, un courrier annonçant une manifestation relative à la problématique du loup à compter du 14 septembre devant la préfecture. Le motif de leur colère : le fait que selon eux, le Préfet des Hautes-Alpes ne se donne pas les moyens de faire respecter les engagements pris.



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La FDSEA et les JA du département des Hautes-Alpes  ont adressé aux deux ministres un courrier annonçant une manifestation relative à la problématique du loup à compter du 14 septembre devant la préfecture.

Un communiqué de la Préfecture des Hautes-Alpes souligne les objectifs et les enjeux d’une telle manifestation sur ce territoire abritant plusieurs loups.


« Des opérations en battue ou à l’affût »

Le communiqué souligne d’abord les opérations qui ont été faites depuis 2013 de la part de la Préfecture des Hautes-Alpes, à savoir une « aide à la protection des troupeaux », mais aussi l’accord de « 1 682 552 euros ont été versés en 2014 pour 265 dossiers d'aide à la protection en 2013 » entre autres choses.

La Préfecture fait également le point sur les tirs de défense contre les loups. En effet, le communiqué affirme que « alors que moins d'une quarantaine de tirs de défense ont été accordés en 2013 et 2014, plus de 166 tirs ont été accordés en 2015 et le Préfet continue à en accorder. » Il ajoute que « 3 tirs de prélèvements renforcés sont accordés pour une période de 6 mois et pour 6 loups. Si à ce jour, un seul loup a été prélevé, tout est mis en oeuvre pour tenter d'y parvenir. »

Enfin, la Préfecture souligne que « depuis le début de l'été, 23 opérations ont été lancées que ce soit en battue ou à l'affût et 95 personnes ont été mobilisées sur le Parpaillon, la Clarée-Guisane et le Dévoluy », sans parler des « 1 000 chasseurs qui ont suivi une formation spécifique et pourront participer à des opérations prochaines. »