Grande barrière de corail, l’Unesco maintient la pression sur l’Australie

09/07/2015


Les ONG environnementales se sont déclarées satisfaites de la pression que l’Unesco maintient sur l’Australie dans le dossier de la grande barrière de corail. Les autorités de l’ile sont dans l’obligation de présenter un premier rapport sur les actions et progrès enregistrés d’ici à décembre 2016 puis chaque année jusqu’en en 2019.



Dans un communiqué, l’ONG de défense de l’environnement WWF salue la décision de l’UNESCO qui invite fortement l’Australie à rendre des comptes réguliers sur sa politique de protection de la grande barrière de corail. Classée au patrimoine mondial de l’humanité, cette zone est en effet menacée depuis des années par les conséquences de la pollution.
 
L’instance internationale, qui a plusieurs fois invité les autorités australiennes à plus de vigilance, est cette fois allée plus loin. Ainsi, « l'Australie aura le devoir de fournir un premier rapport sur les actions mises en place et les progrès enregistrés dans 18 mois (décembre 2016) puis tous les 12 mois pendant les 3 années qui suivront. »

Empêcher de manière permanente les dépôts de boues

« Le comité a ainsi salué l'engagement de l'Australie à "interdire de manière permanente le dépôt de boues et résidus de dragage en provenance de quelque projet que ce soit" et de restreindre les nouvelles expansions du mega-port sur et près de la barrière de corail.

Suite à cette décision, le WWF espère parvenir dans les prochains mois à une interdiction totale des déversements de dragages sur l'ensemble des eaux environnant la grande barrière de corail
 » continue le texte.

L’ONG a profité des discussions de l’Unesco pour remettre au comité une pétition à ce sujet. Tout en saluant l’engagement de l’instance internationale pour continuer à demander au pays de rendre des comptes, les militants relèvent que la situation est de plus en plus préoccupante. « La pollution de l'eau et le changement climatique demeurent les principales menaces pour la Grande Barrière de Corail. Le WWF reste mobilisé et travaillera sans relâche pour s'assurer que les actions nécessaires de préservation et de restauration de cet écosystème marin remarquable soient mise en œuvre » affirme le directeur de la section australienne de l’ONG, Dermont O’Gorman.