EuropaCity, l’impact environnemental pose un sérieux problème

11/09/2017


Le complexe commercial et de loisirs EuropaCity conduit par Auchan vient d’essuyer un avis défavorable de la part de la mairie de Gonesse du Val-d’Oise pour la modification du plan local d’urbanisme. Le projet titanesque de 3,1 milliards d’euros continue à faire parler de lui à une époque où la culture du centre commercial semble s’épuiser.



DR Europacity
3,1 milliards d’euros pour construire un centre commercial pharaonique. EuropaCity, le projet porté par la filiale immobilière de Auchan et le chinois Dalian Wanda fait beaucoup parler de lui. Alors que l’on peut légitimement s’interroger sur la pertinence d’un centre commercial à l’heure où le modèle des « malls » à l’américaine est en train de s’épuiser sous pression du commerce en ligne, c’est un tout autre problème que rencontre EuropaCity. Construire un centre commercial aujourd’hui, surtout de cette taille, c’est faire face à de nouvelles exigences environnementales que le projet ne semble pas avoir suffisamment pris en compte.
 
« Dans les conclusions d’une enquête publique, qui s’est déroulée du 29 mai au 30 juin, le commissaire-enquêteur Ronan Hébert émet un avis défavorable sur « la révision générale du plan local d’urbanisme [PLU] de Gonesse », commune de quelque 26 000 habitants du Val-d’Oise » rapporte Le Monde. « Cette révision du PLU avait pour principal objectif de permettre l’urbanisation du triangle de Gonesse, par la conversion de terres agricoles en zone d’activité. L’artificialisation devrait concerner 300 ha de terres agricoles environ sur moins de 700 ha que compte aujourd’hui cette zone, dont 80 ha pour le seul projet d’EuropaCity » lit-on plus loin.
 
Le responsable de la mairie s’interroge en effet sur le bien fondé du projet qui va entrainer la disparition de terres agricoles dans cette zone proche de Paris. Des conséquences sur la biodiversité et le respect de l’environnement mais pas seulement puisque ces terres aujourd’hui sont « favorables à l’autosuffisance alimentaire et aux circuits courts », dit-il.
 
Outre ce premier coup d’arrêt les opposants au projet espèrent obtenir le soutien du gouvernement, certain ayant interprétés une déclaration de Nicolas Hulot en leur faveur.
 « Il faut que nous entrions en phase de dégrisement sur la consommation abusive des sols et notamment des terres agricoles, et que nous cessions d’avoir la folie des grandeurs sur un certain nombre de projets commerciaux » avait déclaré le ministre fin aout dans une interview au journal Le Monde.