Covid-19 : que faire des chiffres et statistiques qui s’empilent ?

Sébastien Arnaud
28/01/2022


A près de deux ans du décompte macabre quotidien du ministère de la Santé au début de l’épidémie Covid19, l’actualité continue à rapporter des chiffres. Contamination, hospitalisations ou décès, jusqu’à quand ces statistiques seront notre quotidien ?



Des chiffres qui s’empilent et se déroulent. Des discussions sur leur interprétation et leur pertinence. Depuis bientôt deux ans, c’est avec des courbes et des chiffres Santé Publique France que l’on prend la température sanitaire du pays. Si l’on comprend parfaitement cette logique concernant la saturation des hôpitaux et éventuellement la circulation du virus qui annonce celle-ci, jusqu’à quand allons-nous empiler les chiffres ?

Le Parisien-Aujourd’hui en France  annonce ainsi - dans l’approche de veille sanitaire qu’est la sienne – que le seuil des 130 000 patients atteints du Covid et morts depuis le début de l’épidémie a été dépassé. Un chiffre impressionnant. Le quotidien annonce aussi que plus d’un demi million de personnes étaient positives mardi 25 janvier. 

On comprend parfaitement cette approche statistique pour saisir le sérieux de la situation. Et personne ne peut nier la pression hospitalière et surtout les spécificités qu’imposent les dépistages covid positifs de patients généraux. Mais alors que toutes les courbes augmentent, la plus importante, celle des soins critiques baisse. « La baisse se confirme en soins critiques : 3694 personnes y ont soignées ce jeudi contre 3712 mercredi. Il y a sept jours, Santé publique France en dénombrait 3842. Santé publique France déplore 273 nouveaux décès ces dernières 24 heures à l’hôpital. Plus de 130 000 patients atteints du Covid-19 sont morts depuis le début de la pandémie » avance Le Parisien.

Du côté de la vaccination on peut difficilement faire mieux : la proportion est impressionnante avec près de 35 millions de doses de rappel et près de 53 millions de vaccinés complets. Quel intérêt dès lors de continuer à additionner les chiffres et surveiller la circulation d’un virus si les outils à disposition ont été utilisé et que la surcharge hospitalière n’est pas alarmante ? La peur de l’inconnue ou d’un nouveau variant ne justifie pas tout. Car en attendant, un autre chiffre mérite d’être souligné, les 21 000 classes fermées pour des cas positifs. Un record ici aussi.