Climat, quand la Chine dit vouloir prendre ses responsabilités

18/11/2014


L’enthousiasme autour de l’accord entre la Chine et les Etats-Unis n’est pas encore tombé que les spécialistes s’interrogent sur la véritable marge de manœuvre dont dispose Pékin. La deuxième économie mondiale est bien décidée à décoller l’image de premier pollueur qui lui colle à la peau mais acceptera-t-elle les conséquences de ce choix ?



Même si les écologistes savent que les objectifs pris par les Etats-Unis et la Chine ne sot certainement pas suffisants, personne n’a osé critiquer la nouvelle d’un accord historique entre les deux plus gros pollueurs du monde. L’engagement de la Chine est en effet bien vague puisque le pays s’engage à atteindre son pic d’émission au plus tard « autour » de 2030.
 
« La formule est délibérément floue et les spécialistes des questions environnementales savent bien que les objectifs de la Chine ne sont probablement pas suffisants. Malgré tout, Pékin a envoyé un signal fort : longtemps considérée comme un passager clandestin de la mondialisation, la Chine se dit prête à prendre sa part de responsabilité dans les grands enjeux planétaires, au premier rang desquels figure le réchauffement climatique » commente le quotidien Les Echos.

Forum de l’Apec « bon résumé » de la situation

Tous ces nouveaux engagements de la Chine ont été pris après la clôture du Forum de coopération Asie-Pacifique (Apec). Pour le quotidien économique « par les paradoxes qui l’ont accompagné, le forum de l’Apec apporte un bon résumé de la réponse » à la question des possibilités pour Pékin d’agir sur la situation.

En effet, raconte le quotidien, « 
si les Pékinois ont loué le « bleu Apec » du ciel pendant cette dizaine de jours, c’est à la faveur de mesures draconiennes prises par les autorités. Un trafic automobile divisé par presque deux, des administrations et des écoles fermées, et une activité sur les chantiers et dans les industries réduite à néant, dans la capitale mais aussi dans une partie des provinces environnantes. Le sommet de l’Etat n’avait qu’un objectif en tête : ne pas perdre la face en accueillant les grands de ce monde dans un smog désormais aussi solidement associé à Pékin, dans l’imaginaire collectif mondial, que le sont le canard laqué ou la Cité interdite. »