Aiparif s’intéresse au carbone suie

18/12/2014


Dans un communiqué l’association de surveillance de la qualité de l’air d’Ile de France Airparif, souligne l’importance de la mesure du carbone suie pour mesurer la pollution. Ce serait « le meilleur témoin des sources de pollution locale en lien avec la combustion ».



« Le carbone suie appartient à la grande famille des particules. Produit par les combustions incomplètes de combustibles d'origine fossile et biomassique, il est constitué de carbone (C) dont la couleur noire absorbe le rayonnement lumineux » commence par expliquer l’association Airparif.
 
Par communiqué, les auteurs du communiqué affirment qu’il est nécessaire de se pencher sur ce type de pollution qui provient des moteurs à combustion, des feux de cheminées ou de charbons mais aussi les centrales électriques ou les incendies. En effet, « il appartient aux particules fines PM2,5 mais se retrouve principalement dans la partie la plus petite de celles-ci, les PM1. Par ces deux caractéristiques, chimique et physique, le carbone suie permet de mieux comprendre les comportements de la pollution particulaire liée aux sources de combustion. »

Indicateur des sources de pollution

« On estime que plus de 80 % du carbone suie mesuré à proximité immédiate du Boulevard périphérique parisien provient du trafic - véhicules diesel essentiellement, bien que les particules fines dont il est issu aient des sources multiples directes et indirectes » continue Airparif.
 
L’association a mené des études sur les différentes sources des particules fines en partenariat avec le Laboratoire des sciences du Climat et de l’environnement (LSCE). Ces recherches affirment que « le trafic est à l'origine de 45 % des PM2,5 mesurées en bordure d'un axe routier, tandis que, dans l'agglomération, sa part devient comparable à celle du chauffage au bois (environ 7 %). »

« Amplifiant le signal lié au trafic ou à la combustion de biomasse, le carbone suie apparaît aujourd'hui comme le meilleur témoin des sources de pollution locale en lien avec la combustion. Grâce aux mesures optiques, il devient ainsi possible de tracer l'origine de la particule et donc de mieux comprendre la photographie d'un épisode de pollution. Les illustrations ci-dessous montrent ainsi la part de chaque source pour les épisodes de décembre 2013 et mars 2014 » conclue le communiqué.