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​Avant l’UE, le G7 s’accorde sur l’arrêt des importations d’hydrocarbures russes

09/05/2022



Faute d’avoir pu obtenir de tous les États membres de l’Union européenne un accord pour stopper les importations de gaz ou de pétrole russes, c’est le G7 qui a annoncé s’être mis d’accord sur ce point. Un chantier important reste ouvert sur les alternatives pour les pays les plus dépendants.



Creative Commons - Pixabay
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Le G7 moins dépendant aux hydrocarbures que l’Union européenne. Avec un brin de provocation on pourrait résumer ainsi l’annonce par la Maison Blanche de la suppression progressive des achats d’hydrocarbures par les membres du G7. Car en parallèle, l’Union européenne n’a pas réussi à progresser. « Les ambassadeurs de l'UE ont encore fait chou blanc dimanche lors de leur réunion consacrée à l'embargo sur le pétrole russe. Cette mesure importante figure dans le sixième paquet de sanctions contre la Russie, présenté mercredi dernier. « Il y a un accord de principe de tous les États membres sur l'interdiction d'importation de cette énergie », souligne toutefois un diplomate européen. Selon ses dires, la réunion des ambassadeurs aurait permis de le confirmer. Bruxelles se donne deux ou trois jours pour régler les problèmes qui se posent et arriver à un accord formel. Les difficultés se concentrent sur la Hongrie et la Slovaquie, deux pays très enclavés, très dépendants historiquement du gaz russe et non reliés aux pipelines eu­ropéens. L'objectif est de les connecter à la Croatie, partie prenante des ­discussions » résume Le Figaro.
 
Alors que Bruxelles promet que des investissements collectifs seront réalisés au bénéfice des pays les plus dépendants, Slovaquie et Hongrie attendent des garanties plus précises dans le domaine. Une réaction d’autant plus rationnelle que Budapest entretient des relations de méfiances et un bras de fer intenses sur d’autres aspects avec l’Union européenne. « Le délai dont ils pourraient bénéficier pour se couper du pétrole russe fait donc partie de l'équation. Alors que la règle générale s'imposant aux autres pays est de se sevrer totalement du pétrole russe fin 2022, la Hongrie et la Slovaquie auraient jusqu'à fin 2024. La durée de cette période de transition est toujours en discussion. Les Européens souhaitaient arriver à un accord ce week-end. Ils commémoraient dimanche la fin de la Seconde Guerre mondiale puis fêteront ce lundi l'Europe, tandis que la Russie célébrera en grande pompe sa victoire sur l'Allemagne nazie. La visioconférence des dirigeants du G7, convoquée dimanche, permet en tout cas aux Européens et aux Occidentaux de garder la face vis-à-vis du président Vladimir Poutine » analyse le quotidien.
 






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