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Le FMI évalue l’impact de l’arrêt des importations de gaz russe sur les économies européennes

Sébastien Arnaud
01/08/2022



Le Fonds monétaire international (FMI) a publié sa contribution concernant l’embargo européen sur le gaz russe. L’organisation internationale évalue ainsi dans trois documents de travail les conséquences de l’arrêt des importations de gaz russe, montrant ainsi que certains pays d’Europe centrale pourrait subir une baisse de six points de leur PIB.



Le FMI confirme qu’il y aura bien un choc économique européen causé par la fin des importations de gaz russe. « L'invasion de l'Ukraine par la Russie a encore assombri les perspectives de la croissance mondiale, l'économie européenne étant exposée à de graves revers en raison de ses liens commerciaux, financiers et d'investissement avec les pays en guerre. L'Europe subit à présent une interruption partielle des exportations de gaz naturel de la Russie, son principal fournisseur d'énergie. La perspective sans précédent d'une coupure totale alimente les inquiétudes concernant une éventuelle pénurie de gaz, une hausse encore plus forte des prix et ce que cela entraînerait sur le plan économique. Bien que les responsables politiques agissent avec célérité, ils ne disposent d'aucun modèle pour gérer et atténuer le choc » explique le Fonds monétaire international par communiqué.

 

L’organisation internationale introduit par un texte de résumé trois documents de travail publiés à ce sujet. « Nos travaux montrent que dans certains des pays les plus touchés d'Europe centrale et orientale (Hongrie, République slovaque, République tchèque), il est possible que le risque de pénurie atteigne 40 % de la consommation de gaz, la chute concomitante du produit intérieur brut pouvant atteindre jusqu'à 6 %. Il serait toutefois possible d'atténuer ces répercussions en veillant à se procurer d'autres sources d'approvisionnement et d'énergie, en desserrant les goulets d'étranglement des infrastructures, en encourageant les économies d'énergie tout en protégeant les ménages vulnérables et en élargissant les accords de solidarité afin de mutualiser l'offre de gaz entre les pays » lit-on.

 

Les différences de situation selon les pays sont très importantes et expliquent aussi en grande partie les positions politiques de l’Europe centrale, première concernée. « Si des contraintes physiques entravent la circulation du gaz, l'approche du marché fragmenté révèle que l'effet défavorable sur la production économique serait particulièrement important, jusqu'à 6 % pour certains pays d'Europe centrale et orientale, où l'intensité de l'utilisation du gaz russe est élevée et où les autres sources d'approvisionnement sont rares, notamment en Hongrie, en République slovaque et en République tchèque. L'Italie devrait également affronter des répercussions considérables en raison de sa forte dépendance au gaz pour la production d'électricité. Les effets sur l'Allemagne et l'Autriche' seraient moins graves, mais tout de même importants, en fonction de la disponibilité de sources de remplacement et de la capacité de ces pays à réduire la consommation de gaz des ménages. Pour d'autres pays disposant d'un accès adéquat aux marchés internationaux du GNL, les effets économiques seraient modérés, éventuellement inférieurs à 1 %. »







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