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05/03/2019

Violences domestiques : l’Australie refuse les visas aux condamnés notoires




Le pays vient de durcir les conditions d’éligibilité d’un visa pour les étrangers. Désormais, les personnes qui ont été condamnées pour violences domestiques recevront un refus automatique, peu importe la gravité des faits ou le sérieux de la condamnation.


Creative Commons - Pixabay
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Le ministre australien de l’Immigration est catégorique, « L’Australie ne tolère pas les auteurs de violences domestiques ». La sentence n’est pas un simple mot puisque le pays vient de durcir les conditions d’obtention d’un visa pour les étrangers. « Les individus condamnés pour violences domestiques envers des femmes et des enfants seront désormais interdits d’entrée sur le territoire ou expulsés, a annoncé David Coleman, le ministre de l’Immigration, ce dimanche. Les nouvelles lois, entrées en vigueur jeudi, s’appuient sur la législation existante, privant de visa d’entrée les personnes condamnées à au moins un an de prison » nous apprend 20 Minutes .
 
Il s’agit en effet du durcissement d’une loi qui existait déjà. Auparavant, l’interdiction pouvait s’appliquer en fonction du résultat d’un test de moralité ou si le candidat au visa avait été condamné à plus d’un an de prison pour violences domestiques. Des règles déjà strictes qui avaient notamment empêché le rappeur américain Chris Brow ou la star de la boxe Floyd Mayweather de se rendre en Australie.
 
« Une loi ferme. Plus ferme que l’ancienne. Avant, seul un test de moralité ou une peine de 12 mois de prison pouvaient bloquer une demande de visa. Deux remparts fréquemment contournés d’ailleurs par les demandeurs de visas. Ainsi, en octobre dernier, un Danois condamné pour agression sur son fils avait pu faire valider son visa. Il avait frappé le garçon à la tête et lui avait donné un coup de pied. Cela lui avait valu un an de prison avec sursis. Une mesure insuffisante pour que l’Australie refuse l’entrée du père. A l’heure qu’il est, son entrée sur le territoire et toujours compromise. Surtout avec l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi » rapporte un éditorial RTBF.

Mais puisque la décision dépend d’un jugement du pays d’origine, le durcissement de la loi ne pourra pas grand-chose contre les ressortissants de pays qui ne pénalisent pas les violences conjugales. « Certains pays en feront une question de violence, d’autres une question de moralité… » commente l’article de la chaine publique belge.





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