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10/01/2019

Les soldes et la mode changeante sont un fléau pour la planète

Sébastien Arnaud



Alors que tous les signaux sont au vert pour encourager à consommer pour ces soldes d’hiver, il n’est pas inutile de s’interroger sur l’impact de ces périodes de grande consommation. L’achat d’habits ou d’accessoires pas nécessaires mais parce que la mode évolue et qu’ils sont moins chers est par principe un drame écologique.


Creative Commons - Pixabay
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Les soldes de ce début d’année 2019 sont très largement commentées par la presse. Après une fin d’année 2018 particulière, les commerçants sont sous pression et espèrent rattraper le retard enregistré en décembre. Et si d’un point de vue économique et social, des soldes réussies sont une bonne nouvelle, d’un point de vue environnemental, c’est une autre histoire.


Revenons sur le principe même de ces périodes de grandes promotions. A des prix cassés, les commerçants cherchent à vendre en masse la fin des collections d’hiver pour faire de la place aux nouveaux produits qui vont arriver très prochainement. En somme, il faut consommer rapidement ce qui n’est pas encore démodé pour ensuite avoir l’occasion de consommer ce qui le sera. Une vision des achats qui est aux antipodes de celle des consommateurs responsables. « Chaque année, ce sont 100 milliards de vêtements qui sont vendus, selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), une production qui a doublé entre 2000 et 2010. Une consommation folle qui se traduit en un phénomène - les écologistes diront plutôt "fléau" - la "fast fashion". Les industriels produisent sans cesse, les marques renouvellent leurs collections sans relâche, tout ça pour finir la plupart du temps dans un placard. De fait, l'impact sur l'environnement est énorme : 1,2 milliards de gaz à effet de serre (GES) soit 2% des émissions globales. "C’est plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis", assure l'Ademe. Et les experts ne se montrent pas confiants, si les tendances actuelles de consommation se poursuivent, d'ici 2050, ces GES pourraient atteindre 26% des émissions mondiales » nous apprend LCI. La chaine précise par ailleurs que la mode est le troisième secteur le plus consommateur d’eau au monde.

A l’inverse, la démarche la plus responsable serait d’être prêt à payer plus cher des vêtements plus solides et résistants. D’ailleurs, acheter ce dont on a besoin quand on en a besoin et en prendre soin, n’a jamais empêché personne d’être élégant.





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