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15/05/2019

Le Secrétaire général de l’ONU veut « taxer la pollution, et non les gens »

Sébastien Arnaud



Le Secrétaire général des Nations Unies en visite en Nouvelle Zélande a appuyé l’appel aux gouvernements à agir concrètement en faveur de l’environnement. Il a adressé « un message très clair » en quatre points.


Creative Commons - Pixabay
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Le message de Antonio Guterres est peu banal. Jamais on n’avait entendu dans la bouche d’un Secrétaire général des Nations Unis des conseils sur les taxes et des politiques nationales énergétiques aussi précises. Alors qu’il est en visite en Nouvelle-Zélande, le diplomate a délivré « un message très clair » qu’il a articulé en quatre points, ainsi présentés par le communiqué des Nations Unies :
 
« 1. Taxer la pollution, et non les gens
António Guterres appelle à ce que les impôts doivent plus porter sur les émissions carbones que sur les salaires. « Il faut davantage taxer la pollution, et non les gens », a-t-il dit.

2. Cessez les subventions aux combustibles fossiles
Le Secrétaire général a demandé aux gouvernements de cesser leurs subventions aux combustibles fossiles et aux projets qui y ont recours. « L'argent des contribuables ne devrait pas être utilisé pour amplifier les ouragans, pour propager la sécheresse et les vagues de chaleur, pour blanchir les coraux ou pour faire fondre les glaciers », a-t-il martelé.

3. Ne plus construire de centrales à charbon
Le chef de l'ONU a demandé aux Etats d'arrêter la construction de nouvelles centrales à charbon doit cesser dès l'année prochaine. « Nous devons cesser la construction de nouvelles centrales à charbon d'ici 2020 ». Toutes les centrales à charbon actuellement en exploitation dans le monde entier émettent environ 190 giga tonnes de CO2. Si toutes les centrales à charbon actuellement en construction sont mises en service et fonctionnent jusqu'à la fin de leur durée de vie technique, les émissions augmenteront de 150 giga tonnes supplémentaire, mettant ainsi en péril notre capacité à limiter le réchauffement de la planète en dessous de 2 ° C comme convenu dans l'Accord de Paris sur le climat de 2015.

4. Construire une économie verte et pas grise
M. Guterres s'est félicité de voir que les jeunes, ainsi que la société civile et les milieux d'affaires du monde entier aient compris que « l'économie verte est l'économie de demain et que l'économie grise n'a pas d'avenir ».
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