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31/10/2019

Huile de palme : Greenpeace dénonce les propos de Total dans un rapport




Le 29 octobre dernier, des activistes de Greenpeace l’entrée de l’usine de Total à la Mède. L'ONG publie un rapport accablant pour le pétrolier français, qui "démontre que ses approvisionnements en huile de palme indonésienne ne présentent pas les garanties de non-déforestation requises."


Creative Commons Pixabay
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Des activistes de Greenpeace se sont introduits dans l’entrée de l’usine de Total à la Mède mardi 29 octobre. En plus de cette action, une autre équipe d’activistes a pénétré sur le site et déployé sur une des cuves de la raffinerie une banderole « Déforestation en cours ».

Dans un communiqué, Greenpeace précise que "grâce à une enquête sur la chaine d’approvisionnement de Total, avec entre autres une investigation de terrain effectuée en Indonésie", l'ONG explique que "contrairement à ce que prétend Total, l’huile de palme utilisée pour la bioraffinerie de la Mède est très loin d’être garantie 100 % durable, comme l’affirme pourtant le pétrolier."

Le rapport « Total carbure à la déforestation  » publié le 29 octobre par Greenpeace démontre que, "tout au long de la chaîne d’approvisionnement revendiquée par Total, les flux de matières premières ne sont pas séparés physiquement et que, par conséquent, il n’y a aucune traçabilité réelle sur l’huile de palme importée à la Mède", écrit l'ONG.

Cette dernière ajoute en plus que "l’enquête de terrain démontre que cette huile de palme est contaminée par des huiles d’origine illégale : approvisionnements auprès de plantations illégales (dans le parc national de Tesso Nilo), transports par des camions non immatriculés, conflits sociaux liés à des plantations, moulins liés à des coopératives condamnées par la justice pour pratiques illégales etc."

« Sans surprise, la durabilité vantée par le PDG de Total Patrick Pouyanné ne se vérifie malheureusement pas sur le terrain », souligne Clément Sénéchal, chargé de campagne climat et forêt. « Ces révélations illustrent parfaitement les risques que fait courir la production d’agrocarburants pour le climat et la biodiversité. Total n’est pas en mesure aujourd’hui de garantir que les huiles utilisées sur le site de La Mède ne contribuent pas à la déforestation. En fait, nous avons la preuve du contraire ».

Pour l'ONG, ces révélations contredisent les promesses de Total qui a assuré que l'huile de palme utilisée ne provient pas de ressources qui causent la déforestation. Pour Clément Sénéchal, « La responsabilité de Total aujourd’hui, c’est aussi la responsabilité du gouvernement et d’Emmanuel Macron. Le président français ne peut pas prétendre protéger les forêts et laisser son pays importer des matières premières qui ravagent des forêts tropicales. Il ne peut pas rester impassible face aux mensonges de Total ».
 





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