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29/06/2016

Volkswagen ou la fausse bonne idée à 15 milliards de dollars




Le scandale Volkswagen est une bonne démonstration de ce qu’une entreprise ne doit pas faire en matière de bonnes pratiques. En trichant sur les émissions polluantes le constructeur l’a payé cher en termes d’image et est sur le point de dédommager ses clients pour un coût total de 14,7 milliards de dollars.


Image libre de droit - Pixbay
Image libre de droit - Pixbay
Dix mois après le début du scandale des émissions de CO2 truquées de Volkswagen, le constructeur continue à assumer cette faute. Mardi 28 juin, la marque annonce qu’elle accepte de dédommager les clients floués aux Etats-Unis et les institutions américaines. L’opération pourrait lui coûter jusqu’à la bagatelle de 14,7 milliards de dollars, en fonction de ce que décident les utilisateurs de voitures aux performances biaisées.

Tout a commencé en septembre 2015 quand le grand public découvre que le constructeur a manipulé les données des émissions de CO2 de 475 000 véhicules vendus entre 2008 et 2015. « Cette décision doit conduire à régler ce litige. Ce compromis, qui doit encore être approuvé par la justice, ouvre la voie au rachat potentiel de 480 000 voitures concernées aux Etats-Unis et prévoit le versement à leurs propriétaires d’indemnités pouvant aller jusqu’à 10 000 dollars (un peu plus de 9 000 euros) par personne » rapport Le Monde.
 

Erreur couteuse pour finalement investir dans les technologies vertes

Toute cette histoire Volkswagen est la parait démonstration de ce qu’il ne faut pas faire, de la vision qu’il ne faut surtout pas avoir des problématiques de développement durable et de responsabilité. En pensant griller des étapes par la triche, le constructeur allemand a payé cher son erreur, tant sur le point de l’image que financièrement.
En plus de la proposition de repris ou réparation ou dédommagement, Volkswagen s’est engagé à apporter 2,7 milliards de dollars à un fonds géré par l’agence de protection de l’environnement. « Enfin, le constructeur allemand s’engage à investir 2 milliards de dollars dans les dix ans à venir pour promouvoir les technologies sans émission de CO2 ou de polluants. Volkswagen peut, par exemple, mettre en place un réseau de bornes de recharge pour les véhicules électriques. Il devra être ouvert à l’ensemble des marques du marché » continue le journal Le Monde.

En plus des risques de prison pour les dirigeants allemands de la marque, c’est donc une opération catastrophique pour l’entreprise qui, quel que soit le coût de son engagement dans des initiatives positives dans les prochaines années, va conserver cette image de tricheur et de pollueur.





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