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30/03/2016

Un groupe de maires européens s'insurge contre la pollution automobile




Un groupe de vingt maires européens sont montés au front pour exprimer leur mécontentement dans une tribune pour demander à leurs dirigeants de faire revenir l’Union européenne sur les « assouplissements accordés au lobby automobile en matière de normes d’émissions d’oxydes d’azote (NOx). »


Source : Pixabay, image libre de droits.
Source : Pixabay, image libre de droits.
Un article en ligne du site www.automobile-entreprise.com , d’après le journal de l’Environnement, explique que « les édiles de 20 grandes villes européennes en appellent à leurs dirigeants pour contrer un cadeau accordé au lobby automobile, au mépris selon eux de la réglementation environnementale et de la santé publique. »
 
En effet, l’article précise que  « de Budapest à Madrid, de La Valette à Stockholm, leur espoir est identique : ils espèrent voir leurs élus se déjuger sur un dossier économiquement sensible. »
 
Les maires de Madrid, Rotterdam, Bucarest ou Paris déclarent : « Nous, maires de grandes villes européennes, avons le devoir de protéger la santé de nos citoyens, de leur garantir un environnement sain et une qualité de vie digne. »
 
L’article souligne qu’ « ils rappellent que l’Organisation mondiale de la santé a estimé que les émissions polluantes issues des moteurs étaient responsables de 75 000 morts prématurées en Europe chaque année. »

Or selon eux, « en octobre dernier, un comité technique rassemblant des experts des États membres a décidé d’autoriser les constructeurs automobiles à dépasser les limites d’émission fixées par la législation européenne. Cette décision, si elle était mise en œuvre, permettrait aux nouveaux véhicules diesel de dépasser de 110 % les seuils d’émission des oxydes d’azote (NOx) ! »

Une décision "injuste et erronée"

L’article ajoute qu’ « en février dernier, le Parlement européen a confirmé cette marge de tolérance de 110 % par rapport au plafond de la norme Euro 6, soit 168 mg/km contre 80 mg/km. À partir de janvier 2020, ce seuil devrait être abaissé à 50 % par rapport au plafond de la norme Euro 6, soit 120 mg/km »

Les élus locaux, eux, constatent : « Si cette décision est appliquée, la qualité de l’air dans nos villes ne sera pas conforme aux normes européennes. Comment protéger la santé de nos concitoyens si l’Union européenne valide un permis de polluer au détriment de la santé publique ? Que dire aux parents dont les enfants souffrent de problèmes respiratoires aigus, aux personnes âgées et aux plus fragiles ? Devons-nous leur dire que leur gouvernement a préféré la santé de l’industrie automobile à la leur ? »

Alors que les « villes déploient de nombreuses initiatives pour réduire la pollution atmosphérique et coller à la réglementation, ‘il n’est pas concevable d’imposer aux autorités publiques de respecter des normes de pollution de l’air tout en donnant le feu vert à l’industrie automobile pour les violer.’ »

Ainsi, les maires concernés en appellent « à leurs gouvernants, pour qu’ils usent ‘de tous les moyens juridiques et politiques en leur pouvoir afin de garantir que les normes de pollution de l’air en Europe soient appliquées dans toutes les industries. La santé de nos citoyens en dépend’ .»

Lire l’intégralité de l’article de www.automobile-entreprise.com , d’après le journal de l’Environnement ici.





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