RSE Magazine
 
RSE Magazine
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Partager
22/09/2014

Selon la WWF, la France soutient des projets d’énergie charbon

Jean Camier



Dans une note d’analyse intitulée « La France et le charbon dans le monde : mythes et réalités » l’association WWF France dénonce l’engagement de la France dans le secteur du charbon. À la veille de la loi sur la transition énergétique, l’ONG veut relever les intérêts français dans les activités fortement émettrices de CO2.


« Les émissions françaises de gaz à effet de serre ont baissé de 13% sur la période 1990-2011 et la France s'est fixée pour 2050 un objectif de réduction par quatre de ses émissions de gaz à effet de serre » relève tout d’abord l’antenne française de la World Wide Foundation (WWF).

L’ONG au logo Panda vient de publier une note sur l’engagement de la France dans le secteur du charbon. Dans ce document, les militants dénoncent « une autre réalité » que celle des efforts vers la transition énergétique et la limitation des émissions de gaz à effet de serre.
Par communiqué, WWF France affirme en effet que « la France soutient encore, et par différentes voies, le développement de projets très émetteurs comme des centrales à charbon, à l'étranger et sur son territoire.

 »

Les militants rappellent par ailleurs que « le charbon comptait en 2010 comme la seconde source d'énergie après le pétrole, mais la première en termes d'émissions de CO2 avec 43% des émissions. Selon le dernier rapport d'évaluation du GIEC, la combustion d'énergies fossiles a représenté près de 80% de l'augmentation des gaz à effet de serre dans le monde sur la période 1970-2010. Le charbon est aussi source de problèmes majeurs de pollutions locales et de santé publique, comme l'a rappelé en mars 2014 l'Organisation mondiale de la Santé. »

Implication française à quatre niveaux

Bien détaillée, la note de WWF France explique que la France soutient le secteur du charbon « par le biais de quatre voies » : Etat actionnaire dans des sociétés impliquées dans le domaine ; droit de vote au sein de banques multilatérales de développement et de la Banque européenne d’investissement ; garanties accordées à l’Agence française de crédit à l’exportation ; statu quo dans le domaine de la fiscalité.

En particulier, le communiqué dénonce l’incohérence du gouvernement qui d’un côté parle de transition énergétique et de l’autre « recours à l'utilisation de fonds publics et de l'impôt des français pour réduire le coût d'une centrale à charbon. »





Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



RSS
Twitter
Facebook
Recherche