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09/07/2014

Schiste, l’Allemagne ferme presque la porte jusqu’en 2021

Jean Camier



La dépendance au gaz russe interrogeait sur le rôle stratégique que le gaz de schiste pourrait jouer. La ministre de l’Environnement allemande a répondu à cette interrogation en déclarant que la facturation hydraulique serait exclue du pays dans un futur proche.


L’industrie allemande est inquiète de la dépendance au gaz russe du pays. Les récents événements ukrainiens ont rappelé que Moscou sait utiliser sa position de robinet de gaz lorsque ses intérêts géostratégiques étaient en danger. Dans ce contexte, le gaz de schiste apparaissait pour certain comme un moyen de prendre un peu de distance et de se donner une certaine marge de manœuvre dans le secteur gazier, à l’image de la Pologne qui a pris cette direction pour des raisons similaires.
 
Le doute planait donc sur la position que le gouvernement allemand prendrait dans le domaine. Vendredi 4 juillet, la ministre de l’Environnement, Barbara Hendricks, a tranché en affirmant : « Il n’y aura pas en Allemagne de fracturation hydraulique de gaz de schiste à des fins commerciales dans un futur proche. » C’est un signe fort pour les opposants à la fracturation hydraulique, eux qui rassemblent associations et régies municipales. L’exploitation commerciale est donc exclue jusqu’à au moins 2021.

Expérimentation scientifique

Mais dans le domaine du gaz de schiste la porte reste toujours un peu entrouverte. Il n’y aura donc pas de fracturation hydraulique à des fins commerciales, mais le procédé sera utilisé pour mener des expériences scientifiques. Malgré les résultats en demi-teintes aux Etats-Unis, le gaz de schiste représente un potentiel énergétique tellement important que les Etats ne peuvent, pour des raisons uniquement idéologiques, mettre un terme au débat. Malgré l’opposition des associations, les gouvernements se refusent à exclure complètement les gaz non conventionnels de l’équation énergétique.
 
La position actuelle de l’Allemagne ressemble peu ou prou à celle de la France qui exclue l’exploitation du gaz de schiste tant que des solutions alternatives et dont l’impact environnemental est bien maitrisé n’ont pas été développées. Au-delà du dogmatisme, la formule est simple, tant que l’exploitation du gaz de schiste a des conséquences catastrophiques sur l’environnement, il ne sera pas envisagé.
 





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