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19/02/2016

Responsabiliser la finance? La Revue des Affaires se penche sur la question

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Le dernier né du groupe d'édition VA Press, un "mook" à l’esthétique soignée et entièrement dédié à la vie des affaires, revient en librairie ce trimestre avec un numéro consacré aux « circuits de l'argent ». Or, dans un contexte post-crise, difficile de faire l’impasse sur les questions de bonne gouvernance et de responsabilité en matière financière. La Revue des affaires consacre donc un volet de son nouvel opus, paru le 18 février, au lien entre argent, économie sociale et RSE.


Le marché des capitaux contribue de façon croissante à l'inclusion sociale des plus démunis et les pratiques de financement éthiques et solidaires tendent à se répandre, notamment dans le sillage de la crise économique que viennent de traverser les pays développés. C'est en tout cas le point de vue défendu avec pragmatisme par plusieurs universitaires et dirigeants qui ont contribué à ce nouveau numéro de la Revue des Affaires.
 
Ce dernier, en effet, aborde les questions qui fâchent tout en jetant un coup de projecteur sur les nouvelles pratiques dans la finance, et plus spécifiquement les opportunités qu'elles représentent dans le cadre d’une bonne gouvernance des marchés de capitaux. Parmi elles, plusieurs nous sont désormais familières:  crowdfunding, microcrédit ou encore finance responsable à travers les critères de gestion ESG (pour Economie, Social et Gouvernance) et l’ISR. Non, ces concepts ne sont pas creux, et témoignent de lentes mais réelles évolutions des mentalités et des métiers de la finance.
 
C'est ce qu'explique tout du moins Thibault Cuenoud, professeur à l'ESCEM Orléans-Poitiers et à la Faculté de sciences économiques de Poitiers. Selon lui, la crise financière de 2008 a généré un appel d'air pour les modes de financement responsable. "Les français ont exprimé un besoin de sécurisation et d'implication sociétale qui se fait ressentir à travers un plébiscite des bonnes pratiques". Cet engouement s'est traduit par une augmentation des encours financiers labélisés. Ce qui pose, par ailleurs, la question des moyens à mettre en œuvre dans le but de pérenniser la réalité qu'ils recouvrent. Plusieurs pistes sont ainsi proposées pour poursuivre le développement des labels, accroître la transparence des produits, mettre en place des outils de mesure de la performance ou encore entamer des démarches de "collaboration avec la finance traditionnelle". 

Dans le même esprit, on y découvrira avec profit l’article de Katia Lobre-Lebraty, Maître de conférences à l’Université Jean Moulin (Lyon 3), qui pose la question de la persistance de l’ADN mutualiste dans le secteur bancaire. Ou celui de Régine Hollander, Maître de conférences à l’Université Panthéon (Paris 2), laquelle s’interroge quant à la nature actuelle et/ou souhaitable des liens entre microfinance et marchés de capitaux, à travers le rôle des institutions de microfinance notamment.
 
Ainsi, en abordant la thématique de l'argent, non seulement la Revue des Affaires décrypte en profondeur les mécanismes qui lui permettent de jouer le rôle de poumon de l'économie, mais elle participe pleinement à la réflexion post-crise financière.
 
Cette revue documentaire  "grand angle" est disponible chez les libraires et sur le site de l’éditeur depuis le 18 février. 





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