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05/01/2015

OGM: le débat sera t-il relancé en 2015?




Jusqu’ici, aucun gouvernement français n'a osé débattre publiquement sur le thème des organismes génétiquement modifiés (OGM). Le sujet semble écarté de l’agenda politique. La raison ? Selon les anti-OGM, les intérêts économiques des multinationales sont trop puissants pour espérer un débat constructif. Mais les pro-OGM affirment eux qu’il reste difficile de se prononcer sur le sujet, sans une analyse en profondeur des coûts et des bénéfices.


Faute d’objectivité sur les OGM, pas de débat économique

C’est à la fin des années 1990 que le débat sur les OGM est ouvert.  En 1998, dans le cadre d'une "conférence de consensus" lancée par le gouvernement Jospin. Dès le début du débat, les ONG se concentrent sur une réelle diabolisation des OGM.
 
Le Professeur Gilles-Eric Séralini a publié en septembre 2012 son étude sur les effets des OGM sur la santé à la une du Nouvel Observateur. Mais au-delà du bruit médiatique, peu de retombées scientifiques se détachent de cette étude.
 
Le débat semble de pas pouvoir se dérouler de manière sereine, faute des actions des anti-OGM : l'arrachage en 2010 de pieds de vigne génétiquement modifiés, plantés par l'Inra à Colmar en collaboration avec des viticulteurs et des associations, en est une illustration.
 
Les académies d'Agriculture, des Sciences et des Technologies ont revendiqué  de manière publique la liberté de mener des études sur les plantes génétiquement modifiées. Jean-François Bach, immunologiste et membre de l'académie des Sciences, explique la nécessité d’ouvrir une vraie discussion de fond: "Ne pas fermer la porte à la recherche et pouvoir répondre aux questions que l'on se pose est essentiel".
 

L'arrivée de Ségolène Royal au gouvernement va-t-elle faire avancer le dossier OGM?

 
Ségolène Royal, ministre de l'Agriculture a montré à deux reprises des signes d'ouverture à l'égard des OGM de deuxième génération. Au dernier Salon de l'agriculture, elle s'est exprimée sur le fameux "riz doré", enrichi en bêta-carotène et commercialisé par Syngenta, en convenant qu'il permettait d'augmenter la teneur en vitamine A, et donc de mieux lutter contre la cécité.  
 
De plus, la ministre a annoncé sa volonté d'ouvrir le débat sur l'"intérêt général" qu'il y aurait à exploiter des OGM de deuxième génération. Mais l’ancienne candidate PS est  néanmoins connue pour ses positions hostiles aux OGM agricoles. Le débat sur les OGM ne semble donc pas en bonne voie pour avancer.

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