RSE Magazine
 
RSE Magazine
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Partager
18/12/2013

Notre-Dame-des-Landes, des arrêtés préfectoraux vont relancer les travaux




Aucun accord ne semble pouvoir être trouvé entre les associations et la préfecture de la Loire-Atlantique sur la construction d’un aéroport à Notre-Dame des Landes. Le bilan du « groupe de travail pluraliste » est pour le moins mitigé.


DR FNE
DR FNE
Le « groupe de travail pluraliste » instauré par le gouvernement n’aura pas fait bouger les lignes. Lors de la présentation du bilan des discussions à la presse, les associations ont dénoncé la stérilité des débats.
 
Décidée par Frédéric Cuvillier, ministre des Transports, la concertation entre les différentes parties devait permettre d’évaluer les coûts et inconvénients du réaménagement et maintien de l’actuel structure Nantes-Atlantique. Cette solution alternative n’a pas été soutenue par la préfecture. Celle-ci s’est alignée sur la position de la Direction Générale de l’aviation civile (DGAC). D’après eux, le site de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) présente des avantages par rapport à l’actuel site notamment en termes de population touchée par les nuisances sonores (2 700 pour NDDL). Le coût des aménagements  de Nantes-Atlantique a aussi été mis en avant. L’écart entre le réaménagement (685 millions d’euros) et la construction de la nouvelle structure (808 millions d’euros) est jugé trop faible pour qu’un changement de stratégie l’emporte.
 
Les associations ont dénoncé les chiffres et arguments de la DGAC et de la préfecture. Elles ont critiqué le peu de considération dont avaient bénéficié les contre-expertises. En réaction, la CéDpa et l’ACIPA demandent une expertise indépendante sur la pollution sonore et les coûts de réaménagement.

La préfecture va relancer les travaux

La préfecture de la Loire-Atlantique ne s’est pas désolidarisée du projet, elle a même insisté sur sa « pertinence ». Malgré les questions en suspens, notamment sur les mesures compensatoires pour les zones humides, des arrêtés préfectoraux confirmant le projet seront publiés dans les prochains jours. Un observatoire environnemental sera créé pour suivre les travaux et leur impact sur la zone.
 
L’opposition entre les associations d’un côté et la préfecture et Vinci de l’autre, continue donc. Le recours par les associations aux instances européennes est exclu depuis la validation par la commission de l’aide publique (notre article). Le CéDpa a fait part de sa frustration « on peut dire qu'il n'y a plus de loi sur l'eau ni de protection des zones humides dans notre pays, sauf dans les discours. »





Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



RSS
Twitter
Facebook
Recherche