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07/03/2017

Marché pétrolier, le développement des voitures électriques ne va pas changer grand-chose

Sébastien Arnaud



Entre 2015 et 2022 le nombre de voitures électriques devrait avoir été multiplié par dix dit l’Agence internationale de l’énergie. Pourtant cet essor ne devrait avoir aucun effet significatif sur la consommation de pétrole qui devrait augmenter de 25% d’ici à 2022.


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Un peu égocentriques, les pays occidentaux ont l’impression que l’accent mis sur les véhicules électriques va révolutionner la consommation mondiale de pétrole. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) montre le contraire dans un rapport sur l’évolution du marché pétrolier d’ici 2022.
 
L’essor des voitures électriques est indéniable. En 2022, il devrait y avoir environ dix fois plus de ces véhicules qu’en 2015 : 15 millions contre 1,3 million. Mais cette progression ne va avoir aucune influence significative sur le marché du pétrole qui va continuer à croitre, estime l’AIE. « Car les véhicules électriques ne compteront dans cinq ans que pour 1,1% du parc automobile mondial. Dans cet intervalle, les classes moyennes des pays émergents vont s'équiper en voitures à vitesse accélérée. Et l'écrasante majorité des modèles sera encore à essence. En Inde, la consommation de pétrole par habitant et par an devrait ainsi passer de 1,2 baril à 1,5 baril d'ici 2022, soit une hausse de 25%. Sans parler de la flotte de camions qui va continuer à s'étendre, en Asie du Sud Est et en Afrique » résume Le Figaro.
 
Avec un calcul assez simple, l’AIE estime que les véhicules électriques permettront l’économie de 200 000 barils jour. Mieux que rien diront certains, mais à peine mieux puisque cela correspond à 0,19% de la consommation mondiale de pétrole prévue pour 2022 (103,8 millions barils/jour). « La hausse dynamique de la production, notamment aux États-Unis, au Brésil ou encore au Kazakhstan, et la progression des capacités des pays de l'Opep permettront de satisfaire la demande mondiale, en hausse de près de 6% sur cinq ans. L'AIE n'entrevoit pas de risque majeur de pénurie malgré la chute des investissements dans l'exploration et la production ces deux dernières années » écrit Le Figaro, précisant que les réflexions relatives à l’électrique sont très marginales dans le rapport.





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